Comment la communauté de communes Touraine Ouest Val de Loire redéfinit sa gestion de l'eau potable

Plongée dans la transformation de la gestion de l'eau à Touraine Ouest Val de Loire.
Comment la communauté de communes Touraine Ouest Val de Loire redéfinit sa gestion de l'eau potable
Xavier Dupont, président de la Communauté de communes Touraine Ouest Val de Loire (CCTOVAL) qui gère vingt stations d’épuration, 250 km de réseau d’eau usées, 1.100 km d’eau potable, 150 postes de refoulement, et 15.300 abonnés sur le territoire. © (

Dans un tour de force, la commune Touraine Ouest Val de Loire remodèle la gestion de son réseau d'eau potable. Une décision transformante pour les investissements et les relations avec les usagers.

Au siège de la Communauté de communes Touraine Ouest Val de Loire (CCTOVAL) à Cléré-les-Pins, les portes s'ouvrent aux usagers, désormais accueillis pour des questions sur leurs factures d'eau et sur divers services techniques. « C'est le résultat d'un long parcours, entamé en 2020 lorsque nous avons concentré nos efforts à l'échelle intercommunautaire et choisi notre mode de gestion actuel, » partage Xavier Dupont, président de la CCTOVAL et maire de Rillé. « Nous avions initialement plus de vingt autorités juridiques différentes, avec des villages sous délégation de service public (DSP) ou gérés par des syndicats d'eau, ce qui a constitué un sacré défi. »

L'harmonisation des tarifs de l'eau potable interviendra le 1er janvier 2026, fixant un abonnement annuel à 70 € et une facture type pour 120 m³ à 244 € hors taxes. « Pour cela, nous avons lissé les tarifs sur notre territoire, » rappelle Xavier Dupont.

Un tournant vers l'autonomie

Avec les contrats avec Veolia arrivant à terme en 2026, la CCTOVAL équipe son service en reprenant le pilotage des opérations. « Exit le cadre du DSP, qui est devenu trop complexe à gérer. Nous avons réclamé une plus grande flexibilité pour réaliser des modifications nécessaires sans rester figés par des prix négociés au préalable, » précise-t-il.

La gestion opérationnelle du réseau restera sous délégation, avec un contrat de 19,5 millions d'euros pour la prestation de service. « Il est impossible de passer à une gestion entièrement publique sans le personnel et les compétences de Veolia. Toutefois, nous gagnons en force et en transversalité dans nos décisions politiques, » souligne le président.

Concernant les projets à venir, près de 27 millions d'euros seront investis dans les stations d'épuration pour moderniser le patrimoine et répondre aux enjeux futurs. De plus, un nouveau forage alluvial sera mis en place près de Langeais, en sachant que 80 % de l'eau provient d'une ressource rare, le Cénomanien.

* À l'exception de quatre communes, pour lesquelles la mise en œuvre sera ultérieure.

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