Le géant européen, Airbus, appelle ses équipes à réduire de 10% les "dépenses non essentielles" dans un climat d'incertitudes pesant sur le secteur aérien, exacerbées par la guerre au Moyen-Orient. Ce mémo, révélé par l'AFP, présente les enjeux cruciaux auxquels l'industrie est confrontée.
Dans cette note, l'entreprise stipule que la priorité est de suspendre toute dépense superflue, tout en sauvegardant la sécurité et la qualité. Cela rejoint également des informations relayées par Reuters, soulignant la gravité de la situation économique actuelle.
"Notre objectif est de réduire ces coûts de 10% d'ici 2025", précise le document obtenu par l'AFP. La prise de conscience des défis économiques se renforce, bien que le porte-parole d'Airbus ait refusé de commenter ces informations.
Renoncer à tout déplacement non indispensable
Pour ce faire, Airbus demande à ses employés de restreindre les nouvelles dépenses et les activités de sous-traitance jugées non essentielles. Les priorités incluent la limitation des frais liés aux "animations d'équipe", aux "événements corporatifs" ou aux "participations à des conférences".
Ces mesures préconisent également d'éviter tout déplacement non nécessaire, afin de concentrer les ressources sur le cœur des opérations industrielles de l'entreprise. Les conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient affectent non seulement Airbus mais l'ensemble du secteur aérien et les chaînes d'approvisionnement globales.
Fin avril, Airbus prévoyait la livraison d'un nombre record de 870 avions commerciaux en 2026, qui dépasserait son précédent pic de 2019 avant la pandémie de Covid-19 (863 appareils). Cette ambition semble désormais mise à l'épreuve face à la conjoncture actuelle.







