En France, une multitude d'affaires de violences, qu'elles soient sexuelles, physiques ou psychologiques, a récemment vu le jour. À Paris, la justice a annoncé avoir ouvert des enquêtes touchant plus d'une centaine d'établissements.
Ces révélations suscitent une grande inquiétude parmi les familles. Des cas de violences dans le périscolaire ont été signalés et rapportés par la presse en 2025 et 2026. À Paris, par exemple, 84 écoles maternelles, plusieurs écoles élémentaires et une dizaine de crèches sont actuellement sous enquête, comme l'a indiqué la procureure Laure Beccuau lors d'une conférence de presse.
Emmanuel Grégoire, maire de Paris, a confirmé qu'en avril, 78 animateurs avaient été suspendus pour diverses raisons, dont la moitié pour des suspicions de violences sexuelles. Le collectif SOS Périscolaire a également signalé plus de 460 incidents en France depuis 2021. Ces chiffres, bien que préoccupants, offrent la possibilité d'une meilleure transparence et d'une justice plus rapide, selon Lisa-Lou Wipf, vice-procureure à la section des mineurs du parquet de Paris. Dans une interview accordée à France Inter, elle a souligné que ces signalements permettent une investigation plus efficace que si les enfants avaient attendu plusieurs années.
Comment aborder le sujet ?
Pour aborder ce thème délicat, Françoise Fericelli, pédopsychiatre de renom, insiste sur l'importance d'une écoute attentive de l'enfant au quotidien. "Les parents doivent créer un climat de confiance où l'enfant se sent libre de s'exprimer sur tout", recommande-t-elle. L'écoute peut se faire à travers des discussions informelles, notamment le soir avant le coucher ou durant des moments de calme. Elle recommande d'utiliser des questions ouvertes comme "Qu'as-tu fait aujourd'hui à l'école ?" ou "Avec qui as-tu joué ?", plutôt que des questions suggestives telles que "Est-ce que quelqu'un t'a fait du mal ?".
Avec ces approches, les parents peuvent mieux comprendre le vécu de leur enfant et détecter d'éventuels signes d'alerte. Les conseils des experts montrent l'importance d'une communication ouverte pour protéger les enfants dans ces environnements périscolaires en mutation.







