Doris Fisher, cofondatrice emblématique de la célèbre marque de prêt-à-porter Gap, est décédée samedi dernier à l'âge de 94 ans, à San Francisco, entourée de ses proches. Son héritage a transformé les pratiques de vente de vêtements et façonné l'industrie de la mode.
Selon un communiqué du groupe, Doris Fisher « s'est éteinte paisiblement », laissant derrière elle une famille composée de trois enfants, dix petits-enfants et 13 arrière-petits-enfants.
Son parcours remarquable a débuté après un achat frustrant où son mari, Donald, n'a pas réussi à trouver un jean. Cette expérience l'a poussée à créer The Gap, un nom symbolisant le fossé entre les générations et la jeunesse qu'elle désirait attirer.
Aujourd'hui, après plus de 55 ans d'existence, l'empire Gap est évalué à 16 milliards de dollars. Le New York Times souligne la vision novatrice des Fisher, qui consistait à rendre le shopping facile en maintenant des magasins bien approvisionnés, avec une ergonomie réfléchie des tailles et des cabines d'essayage accessibles.
Le concept du prêt-à-porter décontracté mais soigné, comme les jeans, t-shirts blancs ou vestes de safari, a su séduire le grand public à des prix accessibles dans des établissements situés en plein cœur des villes américaines.
Parallèlement à leur succès commercial, le couple Fisher a mené de vastes initiatives philanthropiques. En 2009, ils ont fait don de plus de 1.100 œuvres d'art moderne au San Francisco Museum of Modern Art, témoignant de leur passion pour la culture.
Doris Fisher a également investi son temps dans un réseau d'écoles publiques, cherchant à offrir des opportunités aux élèves issus de milieux défavorisés. À la suite de son décès, la famille a demandé à ceux qui souhaitent lui rendre hommage de faire des dons à ces projets philanthropiques.







