En 2025, la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM) des Bouches-du-Rhône a mis en lumière des préjudices financiers importants, révélant des fraudes qui atteignent 50,2 millions d'euros, comme l’indique un communiqué publié le 4 mai. Des efforts de contrôle en amont ont permis d'éviter 17,5 millions d'euros supplémentaires en préjudices.
"Nous avons quasiment triplé ce chiffre en quatre ans, allant bien au-delà de l'objectif de 40 millions d'euros. Ce résultat est le fruit d'un travail collectif mobilisant 70 agents spécialisés", affirment les responsables de la CPAM.
Les assurés : 16% du montant total en fraudes
Les assurés représentent 58% des dossiers traités, bien que leur impact financier s'élève seulement à 16% du préjudice total. La CPAM souligne que la majorité des fraudes proviennent des arrêts de travail et des abus liés aux droits de l'assurance maladie. Les fraudes les plus courantes incluent l'utilisation de faux arrêts et l'exercice d'une activité non autorisée durant un congé.
"280 dossiers ont été traités cette année, avec 2,6 millions d'euros de fraudes détectées et stoppées", précise le rapport. Concernant les droits, 4,4 millions d'euros de préjudices liés à un non-respect des conditions de ressources ont été également signalés.
"Bien que les assurés représentent plus de la moitié des cas, le montant des préjudices qu'ils ont causé est faible par rapport à d'autres acteurs", explique la CPAM.
Actes fictifs d'un centre de santé
Quant aux professionnels de santé, responsables de 24% des cas, ils ont causé 72% du montant total de la fraude, atteignant près de 36 millions d'euros en 2025. Parmi les cas mentionnés par la CPAM, un centre de santé du département a facturé des actes fictifs pendant trois mois alors qu'il était fermé, totalisant 330.000 euros de fraude. Une plainte pénale a été déposée à cet égard.
La CPAM a engagé 1.175 procédures contentieuses cette année, utilisant l’ensemble des leviers possibles : sanctions pénales, financière et administratives. En tout, 471 sanctions financières ont été décidées pour un montant total de 4,8 millions d’euros. Les moyens de lutte contre la fraude continuent de s'intensifier, à la fois pour protéger les ressources publiques et garantir l'intégrité du système de santé français.







