Tensions croissantes au Moyen-Orient
Les Émirats arabes unis (EAU) ont signalé avoir été la cible de plusieurs attaques récentes attribuées à l'Iran. Le ministère de la Défense a fait savoir que quatre missiles de croisière avaient été tirés depuis l'Iran, dont trois ont pu être interceptés, tandis qu'un s'est abîmé en mer. De plus, deux drones iraniens ont ciblé un pétrolier de la compagnie pétrolière nationale Adnoc.
Ces incidents marquent le début d'une escalade inquiétante au moment où une opération américaine est lancée pour sécuriser le détroit d'Ormuz, une voie maritime cruciale pour le transit de près d'un cinquième de la consommation mondiale de pétrole. Selon le site d'information Le Figaro, ces attaques interviennent alors que le cessez-le-feu, établi le 8 avril, est déjà sous tension.
La guerre qui dure depuis le 28 février, entre les États-Unis et Israël d'un côté, et l'Iran de l'autre, a renforcé les inquiétudes. Récemment, le site pétrolier de Fujaïrah a également été touché par un drone, causant un incendie.
La réaction des Émirats a été immédiate. Leur ministère des Affaires étrangères a dénoncé "une escalade dangereuse", affirmant qu'ils se réservaient le droit de répliquer. La télévision d'État iranienne, de son côté, a minimisé les accusations en affirmant que l'Iran « n'avait aucun projet de cibler les Émirats », tout en critiquant l'"aventurisme militaire américain".
Dans un contexte international plus large, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a exprimé sa "totale solidarité" avec les Émirats, décrivant les actes iraniens comme "une violation manifeste de la souveraineté". Le président français, Emmanuel Macron, a également condamné ces frappes, les qualifiant d'"injustifiées et inacceptables", et a réitéré son soutien aux EAU.
En réponse, Ismaïl Baghaï, porte-parole de la diplomatie iranienne, a exhorté les États-Unis à "adopter une approche raisonnable" pour régler ce conflit, plaidant pour l'abandon de leurs exigences "excessives". L'agence Tasnim a rapporté qu'Iran a formulé une série de conditions, comprenant le retrait des forces américaines des frontières iraniennes et la levée des sanctions, en échange d'une désescalade dans la région.







