Protéger son budget, la planète et se reconnecter à soi-même : tels sont les fondements de la méthode BISOU. Ce terme engageant, inspiré de l'univers des Bisounours, sert à réduire les achats impulsifs en nous invitant à réfléchir avant de faire un achat.
Créée par Marie Duboin et Herveline Giraudeau, deux françaises passionnées et pleines d'humour, cette méthode a su séduire grâce à son efficacité et aux valeurs qu'elle véhicule. Elle offre un véritable guide pour libérer de la surconsommation tout en demeurant joyeux et sans frustration.
En plongeant dans la méthode BISOU, vous pourrez renouer avec vos réels besoins tout en réalisant des économies substantielles !
Qui sont les créatrices de la méthode BISOU ?
Marie Duboin est la fondatrice d'un blog varié, abordant des sujets tels que la gestion budgétaire responsable. Elle traite également d'écologie, de féminisme, d'entraide et du respect envers soi-même et autrui. Ainsi, elle a naturellement évolué vers la conférence et l'écriture.
Herveline Giraudeau, psychologue de formation, est également blogueuse. Après une prise de conscience, elle s'est concentrée sur les enjeux environnementaux et sociétaux.
Les deux auteures ont rédigé un ouvrage plein d'enseignements et d'humour, intitulé : « L’abus de consommation responsable rend heureux ! », publié aux éditions Eyrolles. Bien que le ton soit léger, leurs messages sur notre mode de consommation et les conséquences de nos choix sont profonds. Elles ont aussi proposé, chez le même éditeur, « j’arrête de surconsommer », un défi en 21 jours pour aider chacun à « sauver la planète et son portefeuille » avec des missions pratiques, recettes et astuces.
Toutes deux sont également administratrices d’un groupe Facebook de gestion budgétaire et minimalisme qui compte plus de 200 000 membres.
Animées par une énergie contagieuse, elles nous apprennent à transformer notre relation à la possession et aux objets, en soulignant l'importance de se rapprocher du vrai bonheur, qui réside dans les relations et les expériences partagées, plutôt que dans l'accumulation matérielle.
B comme besoin : comment le marketing influence nos désirs ?
L'interprétation du B de besoin a souvent été mal comprise. Selon les auteures, il ne s'agit pas tant de se demander « Ai-je vraiment besoin de cet objet ? », mais plutôt « À quel besoin cet achat répond-il ? »
En effet, lorsqu'on se sent abattu ou anxieux, nous sommes susceptibles de céder à ce qu'elles appellent un « achat doudou », un achat destiné à remettre de la joie dans notre quotidien. Cette impulsion d'achat peut souvent être manipulée par la publicité qui nous pousse vers des produits dont nous ne sommes pas réellement en manque.
- Nous faire ressentir ce que nous ne sommes pas ou ce qui nous manque (telle une silhouette parfaite, une peau lisse, etc.)
- Argumenter sur la nécessité d'acquérir tel ou tel objet
- Fournir une solution à un manque qu'ils ont eux-mêmes créé.
Au final, bon nombre de nos achats sont motivés par une soif de validation, de stabilité, ou d'estime de soi, camouflée par les besoins artificiellement générés par la publicité.
Prendre conscience de cette manipulation aide à déchiffrer ce mécanisme et à prendre du recul par rapport à nos envies.
I comme immédiateté : un constat sociologique
L'immédiateté est omniprésente dans nos vies modernes : communications instantanées, informations à la minute, et certaines campagnes promotionnelles sont conçues pour susciter un sentiment d'urgence à consommer. Cela se traduit par des ventes flash et des promotions limitées qui nous empêchent de réfléchir avant d'acheter.
Pour contrer cette tendance à l'achat impulsif, il est recommandé de créer des listes d'achats, de noter les objets souhaités et de retarder leur acquisition de 15 jours pour calmer l'ardeur du moment. Souvent, le désir s'atténue et nous réalisons que ces objets ne sont pas des nécessités.
S comme semblable : comprendre la psychologie de l'accumulation
Nous possédons souvent des objets similaires, qu'il s'agisse de vêtements, de produits ménagers ou d'ustensiles de cuisine, qui prennent la poussière. Pourquoi faisons-nous cela ?
Premièrement, nous cherchons à répondre à une norme sociale. Par exemple, nos verres à vin doivent correspondre à une certaine image que nous voulons renvoyer. Parfois nous accumulons des objets car nous ressentons un vide que des achats répétitifs n'arrivent pas à combler. Ainsi, il pourrait être bénéfique de ralentir, de se recentrer sur soi-même plutôt que de céder à la frénésie des achats.
Pour juguler cette tendance, réalisez un inventaire des objets en doublon chez vous. Évaluez combien vous en possédez et le coût total de ces doublons pour prendre conscience de leurs impacts financiers et environnementaux.
Pensez également à créer une routine : pour chaque nouvel achat, un objet similaire doit être donné ou vendu. Ce processus aide à apprécier ce que l'on a déjà et à éviter l'accumulation non désirée. Rappelez-vous : un achat est irrécupérable. Viser un intérieur désencombré peut également réduire l’envie d’acheter inutilement.
O comme origine : réfléchir à nos choix éthiques
Lors de l'évaluation d'un achat, plusieurs questions sont à considérer en ce qui concerne son origine :
- De quel endroit provient cet objet ?
- Dans quelles conditions est-il fabriqué ?
- Est-il fait de matériaux respectueux pour la santé et l'environnement ?
- Son transport est-il écoresponsable ?
- Est-il source de pollution lors de sa fabrication ?
- Quels déchets générera-t-il ?
La conscience de ces éléments est primordiale pour des choix éclairés. Pour faciliter cette démarche, différents labels tels que AB, Cosmébio, ou Commerce équitable peuvent nous aider à repérer des produits conformes à nos valeurs.
U comme utilité : mieux comprendre ce dont nous avons besoin
Pour évaluer si un objet est utile, interrogez-vous : « Ce produit est-il vraiment indispensable pour moi ? » Chaque objet n’a pas la même valeur pour tous. Cela nous pousse à moins acheter mais mieux, en optant pour des produits polyvalents qui répondent à nos réels besoins.
En appliquant la méthode BISOU, vous apprendrez à vous libérer de vos angoisses d'achat, à écouter vos propres besoins plutôt que ceux dictés par la publicité, tout en devenant plus léger au quotidien. Cela encourage une consommation réfléchie et respectueuse, tant pour soi que pour l’environnement.







