Plus de 5 000 policiers venus de toute la France ont manifesté le 30 juin devant le ministère de l'Économie et des Finances pour dénoncer une hausse salariale accordée à la hiérarchie tout en constatant une diminution des effectifs dans plusieurs territoires critiques.
« Nous déplorons un manque de volonté de l’administration, voire de l’État, pour résoudre le déficit structurel dans la deuxième agglomération de France, la Métropole de Lyon », s'est indigné Sébastien Gendraud, délégué départemental FO du Rhône du syndicat Policier Unité, dans une interview accordée à Valeurs Actuelles.
Environ 1 200 gardiens de la paix sont récemment diplômés et doivent être affectés dès le 1er septembre, une nécessité soulignée par Gendraud, qui demande « minimum 100 sorties d’école pour rétablir un équilibre indispensable ».
Alain Barberis, secrétaire général d’Alliance Police en Auvergne-Rhône-Alpes, présent lors de la manifestation, a également soutenu cette demande : « Nous avons réclamé l’arrivée de nouvelles recrues, mais également de policiers expérimentés dans les mois à venir ». La Métropole de Lyon fait face à un déficit d’environ 100 policiers depuis le début de l’année, soulignant un climat d’insécurité préoccupant. « On nous ignore, il est temps que les choses changent », a-t-il ajouté.







