Alors que la France fait face à une nouvelle canicule, la question de l'absence de volets devient cruciale. Une étude de Pouget Consultants et le groupement Ignes souligne qu’environ 50% des logements français sont privés de protections solaires adéquates. Un constat inquiétant, surtout dans les grandes agglomérations.
Historiquement, les volets ont toujours joué un rôle essentiel dans les régions du Sud, agissant comme protection contre une chaleur accablante. « Chaque mètre carré de vitrage représente l’équivalent d’1 kW de chauffage constant dans un logement », explique Philippe Blin, expert en solutions d’ombregement.
Des obstacles administratifs en milieu urbain
Dans les métropoles, les règlements de copropriété et les exigences d'urbanisme compliquent l’installation de volets. Alexis Damia, de Somfy, ajoute : « Une demande d'installations est soumise à l'approbation des Architectes des Bâtiments de France, ce qui rend la démarche souvent imprévisible. » Ce cadre légal restreint concerne également un tiers des logements en France.
Un système D face à l’urgence climatique
En attendant une évolution des règles, de nombreux Français se tournent vers des solutions improvisées, comme l’utilisation de couvertures de survie sur les fenêtres, touchés par des chaleurs extrêmes. D'après le baromètre de Verian-Somfy, on note que 17,5% de la population utilise ces méthodes peu conventionnelles.
« Peu importe l’esthétique, tant que quelque chose se trouve entre le soleil et le vitrage, c’est déjà un bon début », insiste Blin.
En somme, la situation actuelle met en exergue les limites de notre capacité d'adaptation face aux changements climatiques. Avec une prise de conscience accrue, le discours sur l’importance de l’isolation et des protections solaires doit aller de pair avec une évolution des normes urbanistiques.







