Camille Allain, avec AFP
L'essentiel
- La canicule actuelle a causé une surmortalité significative.
- Au moins 1.000 décès supplémentaires ont été enregistrés ces derniers jours, un chiffre à la hausse.
- Les personnes âgées de 65 ans et plus sont les plus touchées.
La canicule qui sévit en France commence enfin à se dissiper, avec seulement deux départements, le Bas-Rhin et le Haut-Rhin, encore en vigilance rouge, tandis que plusieurs autres, y compris la région parisienne, sont en vigilance orange. Dans des territoires comme la Bretagne et la Normandie, la situation semble moins préoccupante. Cependant, cette vague de chaleur extraordinaire a eu des conséquences dévastatrices. Selon Santé publique France, environ 1.000 décès supplémentaires ont été observés depuis le 24 juin comparé aux mois précédents, avec une surmortalité plus accentuée dans les régions sous vigilance rouge, notamment en Île-de-France, Nouvelle-Aquitaine et Bretagne.
En effet, l’agence nationale de santé a précisément noté que depuis le début de la canicule, les décès à domicile, en particulier en Île-de-France, ont connu une hausse significative. Des personnes sont décédées dans des logements surchauffés, ce qui souligne l'importance de renforcer la solidarité envers les personnes isolées, notamment dans les zones urbaines densément peuplées.
Un bilan en deçà de la réalité
Si les chiffres s’accumulent, il est important de noter que la majorité des victimes sont des personnes âgées. En effet, 85 % des décès enregistrés concernent des individus de 65 ans ou plus. Selon Santé publique France, ce bilan est probablement « sous-estimé », car uniquement 25 % des décès à domicile sont pris en compte dans ce système de statistiques. De ce fait, la mortalité réelle pourrait être bien plus élevée.
Philippe Juvin, chef des urgences de l’hôpital Georges Pompidou à Paris, a exprimé ses craintes sur la situation actuelle, indiquant que des individus sont déjà dans un état alarmant chez eux, ajoutant qu’« il est probable qu’on va découvrir des personnes dans des conditions très graves », ce qui renforce la nécessité d'une vigilance accrue et d'un meilleur soutien pour les populations vulnérables.







