Alors que la saison des feux de forêt bat son plein en Provence, des propriétaires s’inquiètent du manque d’entretien sur certains axes routiers et dans les espaces urbains. La sécheresse précoce soulève des interrogations.
Les bords de route, tels que l’autoroute A51 reliant Marseille à Aix, montrent une végétation haute et dense, provoquant l’incompréhension de résidents. La préfecture des Bouches-du-Rhône est restée silencieuse sur ces préoccupations.
Un débat sur la coupe tardive
Certaines communes adoptent une approche appelée "raisonnée et tardive" pour favoriser la biodiversité. Frédéric Izacard, adjoint au maire de Vitrolles, souligne les difficultés rencontrées : "Nous avons eu une pluie tardive suivie d'un épisode de chaleur, rendant le débroussaillement difficile".
Izacard explique que si les coupes étaient effectuées plus tôt, la repousse immédiate due à des vagues de chaleur augmenterait les risques d’incendie. Toutefois, cela n’a pas convaincu tout le monde. Un résident, qui a vécu un incident de feu près de chez lui, exprime son inquiétude face à la végétation non traitée.
La menace persiste
Le maire rappelle l’obligation de débroussailler à 50 mètres autour des habitations. Cependant, cela semble inéquitable à certains riverains. Jean Moindrault, président du Conseil d’Intérêt de Quartier (CIQ), fait part de son agacement : "Les règles varient selon que l’on soit particulier ou collectivité, et cela crée un profond mécontentement".
La mairie a mis en place une stratégie de conservation de la biodiversité en testant des zones non fauchées. Izacard espère que cela peut aider à conscientiser les citoyens sur l’importance de la nature tout en se préoccupant du risque incendie.
Les riverains expriment des avis partagés sur cette initiative. Certaines personnes préfèrent voir un minimum de végétation pour le risque d’incendie, d'autres supportent la présence d'herbes hautes comme élément de diversité.
La commune, toujours marquée par les incendies de 2016, a envoyé 250 courriers pour rappeler les obligations de débroussaillement. Si 60% des résidents ont répondu favorablement, il demeure des questions sur l'application des règles et la sécurité de tous.







