Dans un discours très anticipé, Kevin Warsh, le nouveau président de la Réserve fédérale américaine, a annoncé ce mercredi qu'il n'y aurait pas de changement des taux d'intérêt, qui demeurent entre 3,50 % et 3,75 %. Cette décision, qui survient pour la quatrième fois consécutive, prend place dans un contexte où l'ancien président Donald Trump exerce une pression croissante en faveur d'une réduction des taux.
La réunion du comité monétaire a été marquée par une unanimité, une première depuis un an, révélant une cohésion au sein de la Fed. Toutefois, des analystes estiment que des ajustements de taux pourraient intervenir d'ici la fin de l'année, signalant un virage éventuel dans la politique monétaire américaine.
Hausse des prévisions d'inflation
Les décisions de la Fed, qui influencent directement le coût du crédit aux États-Unis, portent un poids significatif sur les marchés financiers mondiaux. Alors que les investisseurs ont assimilé cette annonce, leur attention se tourne désormais vers les directrices de Kevin Warsh.
En effet, la Réserve fédérale a également revu à la hausse ses prévisions d'inflation pour 2023, la portant à 3,6 % contre une prévision précédente de 2,7 % établie en mars, comme l’indiquent les chiffres de l'INSEE. Parallèlement, la Fed prévoit une croissance du produit intérieur brut (PIB) inférieure, soit 2,2 % comparé au 2,4 % précédemment anticipé. En revanche, le taux de chômage est jugé stable et pourrait se maintenir autour de 4,3 %.
Les propos d'experts dans le domaine économique, recueillis par Le Monde, soulignent que ces changements dans les prévisions témoignent d'une économie américaine en phase de réajustement, se posant ainsi la question de l'impact sur le pouvoir d'achat des consommateurs et l'investissement des entreprises.







