Ce dimanche 14 juin à partir de 15h, Genève s'apprête à accueillir plusieurs milliers de manifestants pour la marche No-G7. Les organisateurs, qui insistent sur un rassemblement pacifique, évoquent des inquiétudes face aux politiques environnementales des dirigeants mondiaux.
À l'approche du Sommet du G7 à Évian-les-Bains, la ville de Genève a mis en place des mesures de sécurité strictes pour encadrer l'événement. La manifestation, validée par les autorités, débutera à la Perle du Lac et sera limitée à la rive droite, évitant ainsi le passage par le pont du Mont-Blanc. Selon Le Temps, les souvenirs de la tumultueuse réunion de 2003, marquée par des violences, pèsent sur cette édition.
Les membres du collectif No-G7, qui regroupe une soixantaine d'associations, syndicats et mouvements politiques, critiquent ce dispositif de sécurité jugé trop restrictif. "Organiser cet événement a été un véritable parcours du combattant," déclare une membre du collectif. "On ressent une pression pour faire peur aux gens, une forme de contrôle excessif."
Dénoncer les puissants qui mettent le monde en danger
Face à cette situation, de nombreux commerçants ont barricadé leurs boutiques, témoignant d'une certaine appréhension. Toutefois, Françoise Nyffeler, membre du collectif, assure que la manifestation sera pacifique. "Nous avons une équipe d'autoprotection, et nous sommes déterminés à faire entendre nos voix sur des questions cruciales," déclare-t-elle.
Les organisateurs veulent incarner un mouvement sérieux face aux défis mondiaux. "Les dirigeants mettent en péril notre planète et notre climat, et nous sommes ici pour exprimer notre profonde inquiétude," souligne Nyffeler. Dans un climat de tensions géopolitiques et de tensions sociales croissantes, la manifestation doit faire résonner les voix des citoyens, à l’heure où les politiques antiféministes et les débats sur la montée de l'extrême droite en Europe ajoutent une intensité au dialogue public.







