La consommation de cocaïne continue d'affecter gravement la santé des Français, avec une augmentation notable des passages aux urgences, dépassant les 6.500 en 2025. Cette situation inquiétante a été mise en lumière par un rapport récent de Santé publique France.
Avec précisément 6.529 passages aux urgences liés à la cocaïne et 2.096 hospitalisations, l'impact de cette drogue sur les services de santé est alarmant, comme l’indique l'agence sanitaire. Cela représente environ 125 passages par semaine, mettant une pression accrue sur les hôpitaux.
Entre 2012 et 2022, les passages aux urgences ont presque toujours montré une tendance à la hausse, à l'exception d'une stabilisation en 2019, mais l'augmentation s'est encore intensifiée en 2023. Après une courte accalmie en 2024, 2025 marque un retour à la hausse, avec un taux de 34,7 passages pour 100.000 habitants, soit une augmentation de 26% par rapport à l'année précédente.
Parallèlement, le taux d'hospitalisations après passage aux urgences a aussi augmenté, atteignant 55,1 pour 100.000 (+22% par rapport à 2024). Loïc Joly, médecin à l'AP-HP, souligne que « la cocaïne, bien que classée seconde sur le podium des drogues illicites après le cannabis, engendre des complications graves pour la santé publique, avec une forte corrélation à d'autres substances, notamment l'alcool, ce qui aggrave encore plus la situation ».
Les disparités géographiques sont également préoccupantes, avec des taux de passages particulièrement marqués en Bretagne (61,4 pour 100.000), en Provence-Alpes-Côte d'Azur (55,9) et en Guyane (52). Ce phénomène interpelle les autorités sanitaires, qui envisagent des mesures ciblées.
Sur l'ensemble des passages aux urgences enregistrés entre 2012 et 2025, 73% des cas concernaient des hommes, avec un âge médian de 32 ans. En 2025, tous les groupes d'âge, sauf celui des plus de 60 ans, ont connu une augmentation similaire, ce qui reflète une consommation plus répandue parmi les sexes et les générations.
Les conséquences médicales de la consommation de cocaïne peuvent être sévères, incluant des problèmes cardiovasculaires et psychiatriques. « Nous devons alerter le public sur les dangers potentiels, car l'usage de cette drogue est souvent couplé à d'autres substances, exposant les utilisateurs à des risques accrus », précise Anne-Marie Dubois, directrice de la prévention à l'Institut national de la santé.
Pour soutenir ceux qui luttent contre cette dépendance, le dispositif Drogues Info Service reste à disposition, offrant des ressources précieuses pour ceux qui cherchent à obtenir des informations ou de l'aide.







