L'essentiel : Vingt-deux individus, incluant des policiers et des militaires de la DGSE, sont jugés pour divers crimes liés à l'organisation criminelle autour de la loge maçonnique Athanor. L'affaire a pris une tournure tragique avec le meurtre de Laurent Pasquali, pilote automobile, abattu dans un parking de Levallois-Perret. Ce volet sombre de l'affaire Athanor débute au tribunal judiciaire de Paris ce 27 mai.
Lors du procès, le médecin Laurent Maarek a insinué que si Pasquali n'avait pas croisé la route de Vaglio, il serait en vie. Ce dernier aurait été chargé de recouvrer une dette auprès du pilote, retrouvé mort en pleine forêt en Haute-Loire.
A ce jour, 22 accusés sont réunis devant les assises de Paris, ayant des rôles variés dans un éventail de projets criminels, entre manipulation et assassinats. Laurent Pasquali est la seule victime mortelle de cette affaire complexe. Son corps, découvert un an après sa disparition, soulève de nombreuses questions.
Laurent Pasquali, pilote respecté, a mené une vie pleine de vitesse, tant sur les circuits qu'en dehors. A 43 ans, il a emprunté de l'argent pour financer un style de vie extravagant, sans rembourser ses créanciers, ce qui irrita certains d'entre eux.
Son absence en novembre 2018 alarma sa mère, Gisèle, persuadée qu'il était en danger. Une enquête fut ouverte, mais toutes les pistes restèrent vides jusqu'à la découverte tragique de ses restes en Haute-Loire presque un an plus tard.
Une amitié empoisonnée
Pour saisir ce dénouement tragique, il faut revenir à 2011. Les époux Maarek, riches dans le domaine médical, ont croisé le chemin de Pasquali lors d’événements automobiles. Convaincus par son charisme et son potentiel, ils lui prêtèrent 100 000 euros, exigeant en retour une reconnaissance de dette. Les remboursements tardant, ils assignèrent Pasquali, qui semble s’être joué du système pour éviter de les payer, comme le rapporte BFMTV.
L'ombre de la loge maçonnique Athanor
Les choses prirent un tournant en 2016, lorsque les Maarek rencontrèrent Frédéric Vaglio, membre de la loge maçonnique Athanor, qui leur promit de récupérer leur argent. Ils lui versèrent progressivement 17 000 euros pour ce service. Vaglio entra en contact avec Daniel Baulieu, un ancien agent de la DGSI, et ce dernier confia la mission à Sébastien Leroy, persuadé qu’il avait reçu unordre légitime d''éradiquer une menace".
Puis survint le jour fatidique où Pasquali fut abattu alors qu'il rentrait chez lui. L'identité de son assassin demeure floue, et son corps fut ensuite déplacé et enterré en Haute-Loire.
Les investigations ont mis au jour un réseau tissé entre la loge Athanor et divers acteurs criminels, impliquant chacun une chaîne de complicité. Celle-ci pourrait conduire à des peines de réclusion dans le cadre de ce procès qui se termine le 17 juillet prochain.







