Alors qu’en mai, la tradition dicte de profiter des beaux jours, la France fait face à un risque de canicule sans précédent. La vigilance jaune canicule, premier niveau d'alerte, a été récemment élargie à 18 départements et les prévisions indiquent une forte probabilité d'augmentation de ce chiffre au cours des prochaines heures. François Gourand, prévisionniste de Météo-France, souligne que cette situation est exceptionnelle, activant pour la première fois ces alertes si tôt dans l'année.
À partir de minuit, un niveau d'alerte orange concernera des régions telles que le Finistère, Morbihan, et autres départements côtiers. Ce niveau, équivalent à une canicule avérée, signale une période de chaleur intense pouvant durer au moins trois jours, présentant un risque pour la santé publique.
Des maximales « très élevées pour la saison »
Ce que Météo-France qualifie de « précoce et remarquable » phénomène de chaleur devrait durer jusqu'au week-end, selon les observations de Gourand. Il met en avant que cette situation est souvent liée aux effets du réchauffement climatique, rendant des températures extrêmes plus probables, alors qu'il y a quelques décennies, ces valeurs auraient semblé impossibles.
Les températures hivernales dépassent largement les normales saisonnières, flirtant avec les 30°C dans la majeure partie du pays, sauf dans des zones spécifiques. En effet, des records de chaleur ont été enregistrés, comme à Bergerac (33,8°C) et Noirmoutier (31,8°C), battant des précédents historiques pour ce mois de mai.
Le ministère des Sports a par ailleurs averti le public de faire preuve de prudence lors de la pratique d’activités sportives durant cette période de chaleur inédite.







