Dans le département de l'Isère, un artisan boulanger a choisi d'ouvrir sa boutique le 1er mai, jour traditionnel de fête du travail. Bien que la décision s'accompagne de risques, Éric, le boulanger en question, a été contacté par le Premier ministre, Sébastien Lecornu, qui l'a félicité pour cette initiative et lui a assuré qu'il n'aurait pas à s'inquiéter d'une amende.
En effet, malgré l'engagement du gouvernement à permettre certaines ouvertures, Éric a d'abord été confronté à un contrôle des inspecteurs du travail. Selon les lois en vigueur, il pouvait être verbalisé à hauteur de 750 euros par salarié, totalisant une amende potentielle de 5 250 euros. Pourtant, après son contrôle, la situation a pris une tournure positive.
"Il m’a remercié d’être ouvert, d’avoir joué le jeu"
En entretien avec RMC, Éric a expliqué qu'il avait pris soin de faire signer des attestations de volontariat à ses employés et a même doublé leur salaire pour cette journée, en accord avec un projet de loi proposé récemment au gouvernement. Ce dispositif n'étant pas encore en vigueur, il a néanmoins reçu un soutien inconditionnel de la part de ses collègues boulangers.
Dans une déclaration à Europe 1, il a poursuivi : "Le Premier ministre m’a assuré que les amendes ne seraient pas appliquées et qu'il ferait en sorte qu'elles soient annulées". Éric a exprimé sa satisfaction quant à cette situation : "Il m’a remercié d’être ouvert. Je n’avais pas à m’inquiéter, il n’y aurait pas de sanctions".







