Depuis le 1er octobre 2019, le Plan d’Épargne Retraite (PER) remplace progressivement les anciens dispositifs d’épargne retraite.
Ce produit d’épargne est principalement destiné aux particuliers. Que devez-vous faire une fois à la retraite ? Voici tout ce que vous devez savoir.
Qu'est-ce que le PER ?
Le PER est un dispositif d’épargne à long terme instauré par la loi PACTE de mai 2019. Il permet d’accumuler des fonds pour compléter vos revenus de retraite, transformés en rente ou en capital.
Il existe trois formes de PER :
- PER individuel : remplaçant le Plan d’Épargne Retraite Populaire (PERP) et le contrat Madelin ;
- PER d’entreprise collectif : succédant au Plan d’Épargne pour la Retraite Collectif (PERCO) ;
- PER d’entreprise obligatoire : remplaçant le contrat article 83.
Les particuliers privilégient généralement le PER individuel, accessible sans conditions professionnelles. À partir de 2024, une condition de majorité sera requise pour l'ouverture et les versements.
Fonctionnement du PER
Les versements volontaires au PER sont déductibles des revenus imposables. À la retraite, l’épargne est convertie en rente viagère ou en capital selon les choix de l’assuré.
Le PER peut prendre la forme d’un compte-titres chez une société de gestion ou d’un contrat d’assurance groupe.
Comment alimenter un PER ?
Le PER, qu’il soit individuel ou collectif, est organisé en trois compartiments :
- Versements volontaires : contributions en euros faites par l'assuré ;
- Épargne salariale : intéressement, participation ou compte épargne-temps ;
- Épargne obligatoire : cotisations réalisées par l’employeur ou l’employé dans le cadre d’un plan obligatoire.
Les versements volontaires sont la principale source d’alimentation pour le PER individuel. Il est également possible de transférer des fonds d’autres épargnes de retraite telles que le PERP ou le contrat Madelin.
Modes de gestion du PER
Les versements sont, de manière générale, investis selon un profil « équilibré ». Cela signifie une quête de rendements plus élevés initialement, réduisant progressivement les risques à mesure que la retraite approche. Par exemple, entre 5 et 10 ans avant le départ, 20% des actifs sont déplacés vers des investissements à faible risque.
Les titulaires peuvent également choisir une gestion libre, à condition d'en faire expressément la demande. Les gestionnaires doivent proposer plusieurs modes de gestion.
Avantages du PER
Le PER est un outil précieux pour augmenter ses revenus à la retraite, avec trois avantages majeurs :
Souplesse et flexibilité
Il suffit parfois de quelques dizaines d’euros pour ouvrir un PER. Les versements peuvent être ponctuels ou réguliers, sans limite de dépôt.
Les avoirs d’anciens produits peuvent être transférés sur le PER.
Déblocage anticipé
En règle générale, l’épargne PER est bloquée jusqu’à la retraite. Cependant, des cas exceptionnels permettent un déblocage : chômage, liquidation judiciaire, surendettement, décès, ou invalidité.
Pour cela, une demande écrite avec justificatifs doit être envoyée à l’organisme gestionnaire.
Fiscalité avantageuse
Les versements sont déductibles des revenus imposables jusqu’à un certain plafond. Cela se traduit par une économie d’impôts proportionnelle à votre taux d’imposition. De plus, à la sortie, si aucune déduction n’a été demandée, les sommes récupérées peuvent être exonérées d’impôt.
Conserver ou clôturer son PER à la retraite ?
Une fois à la retraite, il est possible de continuer à alimenter votre PER, en vérifiant l’absence de limite d’âge pour son dénouement, souvent fixée à 70 ans ou plus.
Le PER peut encore accepter des transferts, et peut être alimenté même après la liquidation de votre retraite.
Vous avez donc le choix de continuer à investir dans votre PER ou de le clôturer pour avoir accès à des liquidités.
Souscrire un PER après la retraite
Contrairement à certaines idées reçues, il est possible de souscrire un PER après le départ à la retraite. Cela permet de profiter des avantages fiscaux et de faciliter la transmission de votre patrimoine.
En cas de décès avant 70 ans, les bénéficiaires peuvent recevoir jusqu'à 152 500 euros sans droits de succession. Si le décès survient après 70 ans, un abattement différent s’applique.
Enfin, si vous êtes déjà à la retraite, il est encore temps de penser à votre succession via un PER, tout en privilégiant des supports garantis pour assurer votre investissement.







