Le collectif Durafour, du nom de la rue Antoine Durafour à Saint-Étienne, innove en utilisant l'humour pour attirer l'attention sur les problèmes de nuisances nocturnes. En lançant un faux jeu concours sur leur page Facebook, ils offrent une 'nuit immersive' dans leur rue pour mettre en lumière les difficultés vécues par les riverains, contraints depuis plus d'un an de composer avec des commerces ouverts jusqu'à l'aube.
"Aujourd'hui nous adoptons un ton léger pour aborder un problème sérieux", déclare un membre engagé du collectif. Ainsi, les participants pourraient vivre une expérience unique, comprenant des nuisances sonores, des ambiances nocturnes authentiques, et un réveil accompagné de la réalité du quartier. "C'est une façon de faire comprendre aux gens ce que subissent au quotidien les habitants, les étudiants et les familles".
Les riverains souhaitent ainsi sensibiliser la nouvelle équipe municipale sur leur calvaire. Selon eux, la rue, qui est enclavée par plus de 10 commerces de nuit, dont des fast-foods et sandwicheries ouverts jusqu'à 4-5h du matin, est devenue un lieu de tensions, de bagarres et d'incivilités. "Il est difficile de vivre ici. À l'aube, on découvre les conséquences des actes nocturnes, alors que la journée, la rue est plutôt agréable", confie un habitant.
Un appel à l'action pour le maire
Le collectif insiste sur le fait que ces commerces échappent à l'arrêté municipal interdisant l'ouverture au-delà de 22h. À travers cette initiative, ils interpellent le nouveau maire de Saint-Étienne, Régis Juanico, qui n'a pas su les rassurer durant sa campagne. "Nos doutes demeurent. À part des promesses vides, on n'a rien vu de concret. Ce qu'on veut, c'est un nouvel arrêté limitant l'ouverture de ces établissements", martèle un membre du collectif. Ils réclament des actions tangibles et une véritable volonté de changement pour améliorer leur cadre de vie.







