Les établissements pour personnes âgées ne seront bientôt plus connus sous le nom d'Ehpad, mais comme des « Maisons France Autonomie ». Cette initiative a été révélée par le gouvernement, quatre ans après le scandale Orpea qui a ébranlé le secteur de l'hébergement pour seniors. La ministre déléguée à l'Autonomie et aux Personnes handicapées, Camille Galliard-Minier, a déclaré à La Voix du Nord que ces établissements devront devenir « des lieux où on a envie de vivre et de travailler ». Le nouveau label, qui doit être finalisé d'ici septembre, vise à redorer l'image de ces structures.
Cette transformation est prévue d'être mise en place d'ici 2027. Pour obtenir le label « Maisons France Autonomie », les établissements devront également fournir un accueil temporaire, répondant ainsi à une demande croissante d'adaptabilité face aux besoins variés des personnes âgées.
Changer le regard sur le vieillissement
La ministre Galliard-Minier aspire à « changer le regard sur le vieillissement » et à offrir des solutions concrètes face au « défi de la transition démographique ». Les Ehpad, créés en 2002, ont subi de fortes critiques suite à la crise sanitaire de 2020 et au scandale Orpea, où des cas de malversations et de maltraitances ont été mis à jour.
Le gouvernement a alors promis plus de transparence avec des contrôles réguliers des 7.500 Ehpad en France. Selon un bilan de mars 2025, environ 90 % des contrôles n'ont révélé aucune mesure corrective, tandis que 11 % des établissements ont été qualifiés de « situation dégradée » avec des sanctions appliquées et des signalements au procureur.
Quelques fragilités
En dépit de ces actions, la Haute Autorité de santé a récemment qualifié l'accompagnement dans ces établissements de « satisfaisant », tout en notant « quelques fragilités ». Le secteur souffre d'un manque crucial de professionnels, ce qui préoccupe les acteurs du terrain et qui les pousse à alerter sur un « mur démographique » imminent d'ici 2030.
En réponse, le gouvernement a annoncé le lancement d'une conférence nationale sur l'autonomie, une initiative prévue pour septembre, alors que le plan grand âge tant attendu a été reporté, suscitant l'inquiétude parmi les professionnels. La Défenseure des droits a également exprimé ses préoccupations face à cette situation.







