Dans un contexte de hausse inexorable des prix des carburants, de nombreux Français revoient leur plan pour les vacances de Pâques, optant pour des séjours plus économiques et plus proches. Reportage à Lacanau, en Gironde.
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À Lacanau (Gironde), les premiers touristes commencent à arriver. Ce vendredi 3 avril, un couple en provenance de Compiègne témoigne des nouvelles réalités de la route : "Notre trajet nous a coûté 80 euros de plus que l'an passé, c'est énorme", explique l'un d'eux. La hausse des prix des carburants les oblige à réévaluer leur budget : "On va réduire notre budget restaurants, par exemple ; on ira manger moins souvent".
D'autres vacanciers, originaires de Saint-Étienne, ont pris une décision surprenante. Face au coût prohibitif de l'essence, ils ont choisi de voyager en avion : "On a trouvé des billets d’avion vraiment abordables. Au final, ça nous coûte beaucoup moins cher que la voiture — au moins 150 euros d'économie", déclarent-ils.
Impact sur les réservations
Cette situation économique actuelle se reflète directement dans le secteur du tourisme. Dans un camping local, on constate une baisse de 10 % de la fréquentation par rapport à l'an dernier au même moment. Vincent Eap, directeur du camping "Airotel Ocean", souligne : "On a des zones vides qui montrent bien le ralentissement du début de saison". Pour attirer plus de clients, il a dû revoir sa stratégie : "C'est la première fois qu'on propose des promotions comme 'trois jours = quatre'. On n'est pas habitués à cela, mais avec la situation actuelle, il fallait s'adapter pour remplir le camping".
Une étude récente révèle que les réservations des Français pour les vacances de printemps ont chuté de 1,8 % cette année, un indicateur de la pression économique que subissent les ménages.







