La semaine dernière, Bruno Retailleau, 65 ans, a officiellement annoncé sa candidature à l'élection présidentielle de 2027. Son arrivée sur la scène politique pour cette échéance survient après une longue réflexion, qu'il a entamée déjà en 2019 avec son livre Refondation, alors qu'il était à la tête du groupe Les Républicains au Sénat. Le sénateur de Vendée a partagé cette nouvelle sur ses réseaux sociaux avant de s'exprimer lors du journal de 20h sur TF1.
Dès son passage au ministère de l’Intérieur, son engagement politique s'est renforcé, lui permettant de formuler une vision claire pour la France. Dans une récente interview accordée à Ouest-France, il a affirmé : « C'est un honneur de servir les Français. Je souhaite indiquer un nouveau chemin à mes compatriotes. » Retailleau dépeint une France en crise, nécessitant selon lui un vrai leadership face à un monde menaçant.
Un programme ambitieux
Se présentant comme un candidat « par devoir », Retailleau met en avant des priorités claires : le rétablissement de l'ordre, la fierté nationale et une lutte résolue contre l'immigration. Il prône un retour à la valeur du travail, excluant l'assistanat, tout en insistant sur l'échec du système éducatif qu'il qualifie de « honteux ». Très offensif, le candidat propose également d’organiser des référendums sur divers sujets dès son élection, cherchant à redonner la parole aux citoyens.
Le défi des primaires
Avec son annonce, Retailleau se jette dans un contexte politique délicat, où plusieurs figures de droite, comme Xavier Bertrand et David Lisnard, envisagent également leur candidature. Le Parisien souligne que cette annonce, à un mois des élections municipales, pourrait interroger les stratèges du parti. L'ancien ministre a déjà fait parler de lui en ayant fait imploser le premier gouvernement de Sébastien Lecornu, marquant ainsi une volonté de ne plus rester dans l'ombre.
Pour faire face à la concurrence interne et verrouiller une candidature unique, Retailleau devra décider s'il optera pour une primaire ouverte ou fermée, une question qui sera tranchée au printemps prochain.
Réactions contrastées
Alain Leboeuf, président LR du Département de la Vendée, voit dans cette candidature « la suite logique d’un engagement de long terme. » Il souligne la valeur de « droiture et intégrité » de Retailleau comme des atouts essentiels. Cependant, cette vision est loin d'être partagée par certains membres du Rassemblement national qui le qualifient de « ministre des paroles, pas des actes ».
Pour le premier jour de sa campagne, Bruno Retailleau a choisi une commune de son département touchée par des inondations, illustrant ainsi son intention de rester proche des préoccupations des Français.







