Des médiateurs pakistanais et qataris ont rapporté des progrès significatifs à l'issue de la première journée de pourparlers à Bürgenstock, en Suisse, entre les États-Unis et l'Iran. Ces discussions visent à établir une paix durable au Moyen-Orient, et le camp iranien a été optimiste à propos des avancées sur le dossier libanais.
« Une atmosphère positive et constructive » a été décrite par les médiateurs, résumant ainsi l'esprit des échanges, qui ont débuté dimanche et se sont prolongés jusqu'à lundi matin, comme rapporté par Dawn.
Les médiateurs ont souligné qu'une « feuille de route » a été élaborée pour parvenir à un accord définitif dans les 60 jours, les négociations techniques se poursuivant durant toute la semaine, a précisé la BBC.
Progrès sur les conflits au Liban
Abbas Araghchi, le ministre iranien des Affaires étrangères, a révélé des résultats « majeurs » concernant la résolution de la situation au Liban, comme le note Al-Jazeera. Il a évoqué l'assouplissement des sanctions concernant les exportations pétrolières iraniennes et le dégel de certains actifs, ainsi qu'un plan ambitieux pour le développement de l'Iran.
Néanmoins, Araghchi a précisé que le véritable test de ces négociations résidera dans l'évolution de la situation au Liban, où l'Iran veut mettre un terme aux hostilités entre Israël et le Hezbollah, un sujet crucial débattu lors des pourparlers.
D'après Middle East Eye, un mécanisme de « cellule de résolution des conflits » devrait être institué, rassemblant des représentants des États-Unis, d'Iran et du Liban, afin de faciliter la mise en œuvre des accords concernant le Liban. Cette initiative vise à établir un canal direct pour résoudre les incidents et contrôler le respect des engagements de cessez-le-feu.
Calme relatif au Liban-Sud
Le climat au Liban menace pourtant de faire échouer cet accord, alors que les tensions entre Israël et le Hezbollah demeurent vives. Des affrontements récents ont causé de nombreuses pertes humaines et Washington a dû intervenir pour imposer un cessez-le-feu. Selon L’Orient-Le Jour, un calme précaire a été observé au Liban-Sud, bien qu'il ait été perturbé par quelques incidents.
Les enjeux nucléaires en arrière-plan
Les pourparlers ont également permis d'aborder la situation dans le détroit d'Ormuz, avec une ligne de communication mise en place pour éviter de futurs incidents comme la fermeture récente de ce passage par l'Iran. Cela dit, les tensions sont persistantes, comme l'indique CNN, et l'Iran a quitté brièvement la table des négociations suite à des déclarations jugées provocantes de l'administration américaine. Les discussions sur le programme nucléaire iranien ont été laissées de côté pour de futures rencontres, selon des sources proches du dossier. Comme mentionné par The New York Times, cette question cruciale ne fait pas encore partie des discussions officielles.







