L’eurodéputée de Reconquête, Sarah Knafo, a récemment exprimé son souhait d'instaurer un registre accessible au public listant les individus condamnés pour des crimes pédocriminels. Cette proposition, soulevée dans le contexte de l’affaire Lyhanna, soulève un vaste débat sur la protection des enfants et la vie privée des condamnés.
Dans une émission spéciale sur la justice diffusée par BFMTV, plusieurs figures politiques ont pris position sur cette question brûlante. Parmi eux, Bruno Retailleau (Les Républicains), Marine Tondelier (Les Écologistes), Olivier Faure (Parti Socialiste), Mathilde Panot (La France Insoumise) et donc, Sarah Knafo, ont abordé la nécessité urgente de mesures pour combattre la pédocriminalité.
L’éventualité de ce fichier s'inspire d'initiatives similaires déjà mises en place aux États-Unis, après le tragique meurtre de Megan Kanka en 1994. Sarah Knafo rappelle le témoignage poignant de la mère de Megan, qui déplore de ne pas avoir su le passé de son assassin. Elle insiste sur le fait que la récidive parmi les pédocriminels est préoccupante et que ce type de registre pourrait sauver des vies.
Je veux un fichier public des pédophiles condamnés.
— Sarah Knafo (@knafo_sarah) June 10, 2026
Leur photo, leur nom, le crime qu’ils ont commis : les parents, les écoles, les employeurs ont le droit de savoir.
Entre la vie privée des pédophiles et l’intérêt des enfants, j’ai choisi mon camp. pic.twitter.com/iN33ITns91
Cette idée a suscité des réactions contrastées. Les partisans soulignent la nécessité de protéger les enfants et de permettre aux parents de vérifier le passé criminel des personnes en contact avec leurs enfants. À l’inverse, certains experts et juristes pointent du doigt les implications éthiques d’un tel fichier, notamment en termes de stigmatisation et de réintégration sociale des condamnés.
Knafo avance qu'un fichier public, contenant le nom et la photo des agresseurs, permettrait aux citoyens de vérifier les antécédents des personnes qu'ils côtoient. « Ce fichier a sauvé des vies », insiste-t-elle, tout en reconnaissant la complexité du sujet.
Elle évoque également le cas de Jérôme Barella, le principal suspect du meurtre de Lyhanna, qui n'avait pas de condamnation judiciaire malgré de nombreux signalements. Pour elle, la création d’un fichier public est essentielle pour éviter que des situations similaires se reproduisent. En outre, elle plaide pour que toutes les procédures en cours soient inscrites dans le fichier FIJAISV, déjà consulté par les forces de l'ordre, précisant que cette mesure pourrait aider à résoudre de nombreux problèmes liés aux violences dans le milieu périscolaire.
« Il est crucial de permettre à la police de vérifier l'inscription des agresseurs dans ce registre », conclut-elle en affirmant avoir clairement choisi son camp : entre la vie privée des pédophiles et la sécurité des enfants.







