Devant le Sénat, le Premier ministre Sébastien Lecornu a déclaré le 10 juin qu'il allait instaurer, dans "les tout prochains jours", un décret visant à rendre obligatoire la motivation des classements sans suite liés aux plaintes pour crimes sexuels impliquant des mineurs. Cette annonce fait suite à une forte émotion provoquée par le tragique décès de la jeune Lyhanna.
"Nous avons conscience que pour un classement sans suite, en matière de crimes touchant à l'enfance, il est essentiel de donner des explications claires. Ce décret est en rédaction et sera pris en collaboration avec le Garde des Sceaux," a précisé Lecornu lors d'une séance dédiée aux questions au gouvernement.
Cette décision intervient alors que plusieurs plaintes vis-à-vis du principal suspect de l'affaire Lyhanna avaient été classées sans suite, suscitant l'indignation. La mère de cette jeune fille a même déclaré que "la justice n'a pas fait son travail" en ce qui concerne la surveillance des récidivistes, rappelant le cas de Jérôme Barella, identique à celui de son enfant, qui avait déjà fait l'objet de plaintes pour des actes similaires, dont certaines avaient été abandonnées par le système judiciaire.
Des voix s'élèvent, comme celle de l'avocate qui a exprimé que cette tragédie aurait pu être évitée si des moyens adéquats avaient été mis en place pour traiter ces plaintes. Le président Emmanuel Macron a également souligné que précipitation et démagogie ne sauraient être des réponses acceptables face à cette crise de confiance envers le système judiciaire.
Les réactions continuent d’affluer, les citoyens et experts appelant à une réforme substantielle de la justice pour mieux protéger les enfants. Alors que des mesures sont attendues pour améliorer la protection de la jeunesse, la discussion sur le financement et les ressources du système judiciaire demeure brûlante.
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