Un Lyonnais, âgé de 39 ans, a refusé de reconnaître l'ampleur des accusations qui pèsent sur lui à l'ouverture de son procès pour viol par soumission chimique de sa compagne. Ce dernier a été en contact en ligne avec Dominique Pelicot, un homme déjà condamné pour des faits similaires.
“Je suis ici pour clarifier ce que j'ai réellement fait et ce que je n'ai pas fait”, a déclaré l'accusé devant la cour criminelle du Rhône. L'affaire prend une tournure préoccupante avec des implications sérieuses concernant des actes d'abus filmés et diffusés, comme l'a souligné l'avocate de la victime, Julia Studient.
Ce procès a mis en lumière l'environnement nauséabond qui entoure ces délits, l'avocat de l'accusé, Gabriel Versini-Bullara, évoquant la possibilité d'un dégonflement des témoins clés. Toutefois, les conclusions des enquêteurs suggèrent que l'accusé cherchait à imiter l’expérience de M. Pelicot pour endormir sa femme avant de perpétrer des actes sexuels sur elle.
Dominique Pelicot, déjà condamné à 20 ans de prison, n'était pas présent au procès. Selon son avocat Béatrice Zavarro, il ne sera pas appelé à témoigner bien que son rôle semble central dans l'affaire. En effet, lorsqu'il a été appréhendé, les enquêteurs ont découvert des échanges compromettants sur le téléphone de l'accusé.
Ce dernier n'a été arrêté qu'en juin 2023, après que des vidéos incriminantes de sa compagne, inconsciente durant les actes, aient été découvertes. Les experts affirment que l'absence de consentement est indiscutable dans cette affaire, signalant une “déshumanisation” tragique de la victime.
La femme s'est plainte de périodes de “trous noirs” et d'une fatigue inexplicable, soulevant des interrogations sur l'intensité de l'abus subi. Parmi d'autres accusations, l'ex-conjoint aurait enregistré des vidéos compromettantes à l'aide d'une caméra cachée, qu'il aurait potentiellement diffusées en ligne via des faux profils.
La victime, venue à l'audience dans une tenue discrète, a évoqué des visites inattendues d'hommes à son travail, pensant prendre rendez-vous avec elle. “C'est un dossier accablant qui démontre à quel point ma cliente a été déshumanisée”, relevait son avocate à l'AFP, espérant que ce procès entraînera une phase de reconstruction pour la victime.
En fin de compte, l'accusé se voit également reprocher la détention d'images pédopornographiques, ce qui pourrait lui valoir jusqu'à 20 ans de réclusion criminelle. Le verdict est attendu avec impatience par toutes les parties impliquées.







