À l'approche de la prochaine journée parlementaire, le groupe d’Éric Ciotti se prépare à faire des vagues à l'Assemblée nationale. Cet événement, programmé pour le 25 juin, marque une étape cruciale dans la stratégie politique de l'UDR.
Le groupe, qui s’est allié au Rassemblement national, mettra en avant une dizaine de propositions législatives, dont une mesure très attendue : l'interdiction du mariage pour les individus soumis à une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Ce projet, jugé par certains comme « le plus déterminant de la journée », a été soutenu par des experts en droit, qui soulignent son impact potentiel sur la lutte contre les mariages de complaisance.
Ce texte prévoit de donner davantage de pouvoirs au procureur en cas de suspicion d'un mariage arrangé. En termes concrets, il allongera le délai de sursis à célébration de mariage d’un à deux mois, rendant cette suspension automatique si aucune décision n'est rendue dans le temps imparti. De plus, les futurs époux non-euros devront soumettre des documents prouvant leur situation réglementaire au moment de la publication des bans, une initiative prônée par le député Éric Michoux.
Des experts comme Pierre Dubois, politologue, estiment que cette initiative pourrait créer des frictions au sein de la droite : "D'un côté, cela répond à des attentes électorales, mais de l'autre, cela risque d'aliéner une partie de l'électorat centriste. La ligne est mince pour Éric Ciotti et ses alliés".
Reste à voir si cette journée parlementaire sera l'occasion de rassembler ou, au contraire, de diviser encore plus le paysage politique français. Les enjeux sont élevés et les regards seront tournés vers l'Assemblée pour observer les réactions.







