Les tensions autour de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public refont surface, suite aux allégations du député UDR, Charles Alloncle. Ce dernier accuse Delphine Ernotte d'avoir menti lors de son audition, affirmant qu'elle avait fait appel à des services privés pour se préparer.
Des révélations de l'hebdomadaire Marianne indiquent que la présidente de France Télévisions aurait consulté le cabinet de conseil Forward Global, contredisant ses précédentes déclarations sous serment. Lors de son audition finale, interpellée par Alloncle, elle avait catégoriquement nié avoir usé de l'assistance d'une entreprise externe.
« Aucune entreprise privée n’a été utilisée pour travailler avec les personnes qui allaient être interrogées », avait-elle déclaré très clairement.
Cependant, selon Marianne, Forward Global aurait bien été en contact avec les équipes de France Télévisions pour les guider sur les spécificités des commissions d'enquête. Le cabinet lui-même a confirmé sa participation, ce qui soulève des suspicions quant à l'intégrité des témoins entendus.
Dans un contexte où les enjeux politiques sont cruciaux, le porte-parole de France Télévisions conteste fermement les insinuations de parjure. Ils soutiennent que l'intervention de Forward Global relevait plus d'un échange d'expérience informel que d'une réelle mission de conseil. Néanmoins, il est reconnu que le cabinet a été d'une certaine utilité dans la préparation des dirigeants.
« Madame Ernotte, pourquoi avoir menti ? »
Les explications fournies par France Télévisions ne semblent guère apaiser Charles Alloncle. Il affirme que la présidente a sciemment déformé la vérité durant son audition, mettant en lumière le risque de parjure associé à de telles déclarations, qui, d'après la loi, entraînent des conséquences pénales lourdes, incluant jusqu'à cinq ans d'emprisonnement.
Marianne a révélé que Delphine Ernotte a pris part à un déjeuner de travail avec les responsables de Forward Global, rendant ses affirmations d'innocence encore plus discutables. Alloncle insiste : « Comment les Français, payant pour France Télévisions, peuvent-ils encore vous faire confiance ? »
Au cœur de ces accusations, un signalement pourrait être envisagé, soulevant ainsi la question de la responsabilité et de la transparence au sein des institutions publiques. Alors que le débat se cristallise autour de l'intégrité de la présidente, le public attend des réponses claires et sans ambigüité.







