Ce vendredi 22 mai, Gabriel Attal a marqué un tournant dans sa carrière en annonçant sa candidature à l'élection présidentielle. Il entend réduire le nombre d'immigrés et souhaite dorénavant privilégier "l'immigration de travail" en resserrant les conditions relatives au regroupement familial.
"Il est essentiel que la France accueille moins pour accueillir mieux. Je vais défendre la préférence travail. L'immigration économique doit devenir la pierre angulaire de notre politique migratoire", a-t-il affirmé sur France Inter.
Afin de concrétiser cette approche, il propose de renforcer les critères pour le regroupement familial, par exemple en augmentant la durée de résidence requise en France avant de faire venir des conjoints.
"Il faut aussi renouveler les visages"
Actuellement, le regroupement familial autorise des étrangers résidant légalement en France depuis plus de 18 mois (ou 12 mois pour les citoyens algériens) à faire venir leur conjoint et leurs enfants mineurs, sous certaines conditions (dimensions du logement, niveau de ressources, etc.).
En réponse à un soutien insuffisant de figures emblématiques de son propre camp, telles que Gérald Darmanin ou Élisabeth Borne, l'ancien Premier ministre est ouvert à renouveler la classe politique. "Je ne souhaite pas aborder l'élection présidentielle de 2027 avec uniquement les mêmes acteurs qu'en 2017. Un changement est nécessaire", a-t-il ajouté.
Pour soutenir sa candidature, il a révélé qu'un mouvement significatif de plus de 1.300 maires et élus locaux avait déjà manifesté leur soutien. "Des présidents de région, de départements ainsi que des ministres et anciens ministres m'accompagnent dans cette campagne", a-t-il précisé avant son premier meeting à Paris.







