Le président américain a finalement décidé de ne pas procéder à la signature d'un décret qui devait permettre aux entreprises d’intelligence artificielle de soumettre leurs innovations à un examen préalable par les autorités fédérales. L'influence de figures comme David Sacks, ancien conseiller en IA, a joué un rôle crucial dans ce retournement.
Initialement prévu pour le 21 mai, le décret aurait mis en place un processus de contrôle par les autorités sur les nouveaux systèmes d’IA, avec une cérémonie annoncée en présence de représentants de la Silicon Valley. Cependant, Trump a abandonné l'idée, sous la pression des appels de dirigeants du secteur technologique, y compris David Sacks. Selon The Washington Post, il s'est exprimé en ces termes : “Je pensais vraiment que ça pouvait être bloquant”.
Des figures de proue comme Elon Musk et Mark Zuckerberg ont averti que ce contrôle gouvernemental risquait de freiner le développement d'une technologie considérée comme essentielle à l'économie américaine, selon des sources anonymes citées par le même journal.
Trump a déclaré aux journalistes que le contenu du décret ne lui “plaisait pas”, mettant en lumière la puissance d'influence que continuent d'exercer les leaders de la Silicon Valley sur son administration. Bien qu’Elon Musk et David Sacks ne détiennent plus de postes officiels, leur impact s'avère significatif.
Retour au laisser-faire
Avec une opinion publique de plus en plus méfiante à l’égard des technologies d’IA, la Maison-Blanche semblait vouloir réévaluer sa position jusqu'alors favorable à la non-régulation. Le projet de décret visait à établir un équilibre entre sécurité et innovation, permettant des évaluations par les autorités fédérales jusqu’à 90 jours avant la commercialisation des produits d'IA. Toutefois, ce processus était censé être basé uniquement sur le volontariat, une proposition initialement énoncée par Politico.
Les chefs de l'industrie craignaient néanmoins qu’un régime de contrôle obligatoire ne se mette en place. David Sacks a argumenté que la réglementation risquait de ralentir le rythme d'innovation et pourrait désavantager les États-Unis face à la concurrence croissante de la Chine, comme le rapportent plusieurs sources médiatiques.
Malgré cela, un responsable fédéral a suggéré au Washington Post que cette initiative n'est pas définitivement abandonnée et pourrait être réexaminée dans le futur, bien que sa forme demeure incertaine.







