Marine Le Pen a exprimé sa vive désapprobation envers le Conseil constitutionnel, qu'elle estime "contraindre la démocratie". En effet, cette instance a censuré plusieurs dispositions, notamment la suppression des zones à faibles émissions (ZFE), en invoquant des vices de procédure législative. Sur BFMTV-RMC, elle a déclaré : "Ils contraignent la démocratie, le Parlement est la représentation du peuple français, avec des arguments très contestables."
Le président du Conseil constitutionnel, Richard Ferrand, avait promis de ne pas agir en tant que législateur, mais selon Le Pen, il ne fait que cela actuellement. Elle a affirmé que "ce que veut le peuple français doit être respecté". Les Sages ont effectivement invalidé la suppression des ZFE et des dispositions visant à assouplir les règles contre l'artificialisation des sols, en concluant que ces mesures étaient trop éloignées du texte initial, considéré comme une violation de leur "jurisprudence constante".
Cette approche du Conseil constitutionnel, qui a déjà été utilisée dans d'autres affaires, soulève de nombreuses questions notamment par rapport à la pratique des "cavalier législatifs", comme l’a évoqué Le Pen. Elle a désigné cette censure comme problématique pour toutes les lois touchant les ZFE, les ZAN et même l'immigration.
En réponse, elle a annoncé que le Rassemblement National (RN) prévoyait de proposer une loi sur les ZFE afin que le Parlement puisse à nouveau se prononcer sur la question. Éric Ciotti, président de l'UDR, a également critiqué le Conseil, qualifiant sa décision de "fragile" et d'"insulte aux Français", amplifiant ainsi le mécontentement au sein de la classe politique.
Cette situation met en lumière non seulement l'importance des zones à faibles émissions dans le débat public, mais aussi les tensions croissantes entre les différentes branches du pouvoir en France.







