Pour atténuer la flambée des prix à la pompe, alimentée par la guerre en Iran, Sébastien Lecornu a présenté ce jeudi des mesures renforcées d'aide. Le Premier ministre a réaffirmé sa volonté de soutenir les Français, tout en évitant de se positionner en arbitre moral.
Selon ses dires, la stratégie d'aides ciblées se poursuit, avec des engagements beaucoup plus conséquents : alors que 470 millions d'euros avaient déjà été alloués, 710 millions d'euros supplémentaires seront disponibles dans les mois à venir. « La guerre va perdurer », a-t-il insisté, soulignant la nécessité d'offrir « des perspectives » à la population.
Concrètement, la prime carburant prévue pour soutenir les travailleurs passe de 300 à 600 euros, tout en restant à la discrétion des entreprises. L'aide pour les « grands rouleurs » sera elle aussi doublée, s'élevant ainsi à 100 euros, touchant près de 3 millions de Français, et représentant un soutien effectif de 20 centimes par litre de carburant.
« Les hydrocarbures sont une laisse étrangleuse, l'électricité notre liberté », a déclaré Lecornu, encourageant ainsi une transition vers des énergies plus durables.
Les aides aux pêcheurs et aux agriculteurs sont également maintenues, se traduisant par une aide de 30 à 35 centimes par litre de gazole pour les premiers, et de 15 centimes pour le gazole non routier (GNR) pour les agriculteurs. Le gouvernement s'est également engagé à soutenir le secteur du bâtiment.
Aides aux travailleurs à domicile
Les 600 000 aides à domicile recevront également une revalorisation de leurs indemnisations kilométriques, comptabilisant environ 20 centimes par litre. En outre, elles auront la possibilité de bénéficier d'un programme de leasing automobile social pour des véhicules électriques, sans apport, et à des mensualités de 50 à 100 euros. L'objectif est d'installer 30 000 véhicules électriques sur les routes françaises.
Les chauffeurs de taxi seront également soutenus avec une aide à l'achat allant jusqu'à 5 500 euros pour un véhicule électrique, à partir du 1er octobre.
« Nous continuons de subir les effets de cette guerre », a alerté le Premier ministre, qui a rappelé l'importance de déployer l’électrification tout en maintenant un soutien financier important. Les impacts économiques de la guerre en Iran sont évalués à environ 6 milliards d'euros, mais il a assuré que ces mesures ne devraient pas se traduire par une augmentation d'impôts dans le prochain budget.







