Dans la ville de Montargis, la transition de pouvoir s'accompagne d'une tension financière palpable. Le nouveau maire, Côme Dunis, pointe du doigt un passif de millions d’euros à son arrivée, et son prédécesseur rétorque avec fermeté.
La situation financière de Montargis suscite des inquiétudes. Le maire RN, Côme Dunis, a signalé la découverte de près de 3,4 millions d’euros d'impayés au sein des comptes de la commune, ainsi qu'environ 1 000 créanciers. Selon Le Parisien, il a fait cette découverte après avoir été alerté par un entrepreneur sur une facture laissée sans réponse pendant six mois. Dunis indique que sur ces impayés, 2,5 millions concernent des dépenses de fonctionnement et un peu plus d'un million des investissements. La trésorerie, qu'il estime à environ un million d'euros, lui semble insuffisante pour couvrir les dépenses courantes.
Dunis accuse la précédente administration d'avoir eu recours à des lignes de crédit pour masquer des déséquilibres budgétaires : "On n’emprunte pas pour payer des dépenses de fonctionnement comme l’électricité ou le chauffage", affirme-t-il.
Deux maires, deux lectures des comptes différentes
Benoît Digeon, ancien maire LR, rejette ces accusations avec véhémence, qualifiant les impayés d'en-cours de facturation classique pour une ville de cette taille. Ses arguments, cités dans Orange, soulignent que les montants en jeu résultent de la routine administrative, mêlant investissements et délais de paiement normaux dans les collectivités locales.
Digeon insiste sur le fait que les finances de Montargis n'ont jamais été signalées comme problématiques auprès des instances de contrôle, et il considère le recours aux lignes de trésorerie comme une pratique courante pour équilibrer les comptes. Tandis que l'exécutif sortant dénonce une interprétation erronée des chiffres, la nouvelle majorité poursuit ses investigations pour faire la lumière sur cette situation délicate.







