Ce lundi, le parquet général près la Cour de cassation a annoncé la clôture de l'enquête visant Aurore Bergé concernant des soupçons de faux témoignage. Cet élément a été confirmé par une source de l'AFP, mettant fin à des semaines d'incertitude entourant les déclarations de la ministre sur ses relations avec une lobbyiste du secteur des crèches privées.
Cette enquête menée par la Cour de justice de la République (CJR) portait sur les propos tenus par Aurore Bergé devant une commission d'enquête parlementaire, où elle avait déclaré n'entretenir aucun lien avec Elsa Hervy, la déléguée générale de la Fédération française des entreprises de crèches. "Cette information judiciaire ouverte est clôturée. Le dossier a été communiqué au ministère public pour règlement. Aucune mise en examen n'est intervenue dans cette procédure", a précisé le parquet général, reprenant une déclaration de Ouest-France.
Accusée de "faux témoignage" par des députés de gauche
Selon des critiques exprimées par des députés de gauche, Aurore Bergé aurait menti sous serment lors de son audition du 30 avril dernier où elle était encore ministre de la Famille. Le journaliste Victor Castanet, dans son enquête Les Ogres, a notamment mis en lumière des liens qui seraient établis entre l'ancienne ministre et le lobby des crèches privées. Ces affirmations ont suscité des interrogations et des demandes de poursuites judiciaires à l'encontre de la ministre, en invoquant des contradictions dans ses déclarations.
Les débats autour des crèches privées sont de plus en plus prévalents. Comme l'a mentionné Castanet, il existe des dysfonctionnements graves dans ce secteur, soulevant des préoccupations tant pour les familles que pour les enfants. En conclusion, alors qu'Aurore Bergé a échappé à des poursuites, l'affaire continue de soulever des questions sur la transparence et l'éthique au sein du gouvernement concernant les relations avec des lobbyistes.







