Le président français se rendra en Arménie les 4 et 5 mai, un événement historique marqué par un double contexte européen : la Communauté politique européenne et le premier sommet entre l'Union européenne et Erevan. Un moment clé pour l'avenir diplomatique de l'Arménie, qui cherche à s'éloigner de la Russie tout en approfondissant ses liens avec l'UE.
Lors de son séjour, Emmanuel Macron aura l'occasion de poser des jalons importants. Une soirée de gala sera suivie le mardi par une visite au mémorial du génocide arménien, illustrant une volonté de construire des relations plus étroites et respectueuses. Il participera également à l'Erevan Dialogue, un forum dédié à la diplomatie, tout en se rendant dans la ville de Gyumri, spécialement touchée par un tremblement de terre dévastateur en 1988.
Un partenariat approfondi entre Paris et Erevan
Cette visite est essentielle pour renforcer la coopération entre la France et l'Arménie, notamment en matière de défense. Comme l'a souligné l'Élysée, cet engagement se traduira par un accord de partenariat stratégique qui vise à soutenir la sécurité nationale arménienne. En plus, l'accord entre le musée Matenadaran et la Bibliothèque nationale de France promet de dynamiser les échanges culturels.
Des perspectives de coopération économique sont également à l'ordre du jour, avec des projets potentiels pour Airbus et une initiative pour construire un tunnel sur l'axe nord-sud arménien, soutenue par Paris.
Le développement de la relation avec l'UE
Emmanuel Macron participera à la réunion de la Communauté politique européenne, réunissant chefs d'État de 47 pays, dont l'objectif est de discuter des enjeux sécuritaires en Europe. Son implication s'inscrit dans un cadre plus large où l'Arménie espère solidifier ses relations avec l'Europe, tout en développant des discussions sur des sujets vitaux comme l'énergie et les transports.
Ce sommet entre l'Arménie et l'UE abordera aussi des enjeux de paix et de sécurité, notamment concernant les défis contemporains tels que le conflit en Ukraine et la stabilité au Moyen-Orient.
La paix entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan
La réconciliation récente entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan sera à l'avant-garde des discussions à Erevan. En août, un accord de paix a été signé aux États-Unis, un fait reconnu comme historique par Donald Trump. L'Élysée a exprimé sa satisfaction quant aux signaux positifs venant de Bakou, incluant la levée des restrictions sur le transit de marchandises.
Cependant, le chemin vers la paix sera long et semé d'embûches. L'enclave du Haut-Karabakh, récemment retombée sous contrôle azéri, reste un point sensible, posant des défis importants à la coopération future. La question des réfugiés arméniens de cette région est également cruciale et sera au cœur des discussions.
Les défis de cette visite, tout en offrant des opportunités de collaboration, rappellent que le dialogue entre les nations est essentiel pour construire la paix dans le Caucase du Sud.







