Lors d'une récente visite à la foire de Sens, Marine Le Pen, la cheffe du Rassemblement national (RN), a souligné que l'imposition des superprofits de TotalEnergies ne serait envisagée que si les plafonnements des prix des carburants ne suffisaient pas à protéger le pouvoir d'achat des Français.
Selon Le Pen, TotalEnergies a déjà entrepris de plafonner ses prix, proposant l'essence à 1,99 € le litre et le diesel à 2,09 €. "Ce que j'espère, c'est que cela profitera au pouvoir d'achat des Français," a-t-elle affirmé.
Lors d'une précédente déclaration, elle avait catégoriquement affirmé que taxer les surprofits du géant pétrolier, dont les bénéfices ont bondi de 51 % au premier trimestre, était une nécessité face à la crise des prix liée à la guerre au Moyen-Orient.
Cette position a été nuancée par son collègue de parti, Jordan Bardella, qui a souligné que la taxation n’était pas la priorité.
En parallèle, Le Pen a demandé une réduction de la TVA sur les carburants, visant à diminuer cette taxe de 20 % à 5,5 % afin de soutenir les consommateurs.
Il est intéressant de noter qu'à Sens, sa visite a été marquée par des slogans de manifestations hostiles, soulignant les tensions entourant son procès en cours, qui pourrait nuire à ses ambitions politiques futures.
Alors que cette question de la taxation des superprofits s'intensifie dans le débat public, des experts comme Pierre Mouton de l’Institut Montaigne estiment que "les surprofits doivent être abordés de manière responsable, en considérant l'impact sur les investissements futurs et la transition énergétique".
Pour sa part, Le Pen reste convaincue que toute mesure économique doit d'abord viser à préserver le pouvoir d'achat des citoyens français.







