Ce lundi matin, le programme "Si J'osais" sur ICI Béarn Bigorre aborde des sujets qui mêlent sport, émotions, et l'importance de savourer l'instant présent.
Au cœur des discussions se cache une réalité préoccupante liée à la nature humaine, illustrée par la situation des communes des Hautes-Pyrénées, qui peinent à mobiliser leurs électeurs. Selon une enquête menée par France Bleu, trois villages, dont Artalens-Souin, n’ont pas présenté de candidats lors des élections municipales de mars dernier.
À Artalens, une absence de candidats a conduit le préfet, Bernard Salomon, à intervenir pour éviter la désignation de la commune par une autre. Cependant, des citoyens commencent à s'organiser pour constituer une liste en vue d'élections en septembre. Sans cette mobilisation, la dissolution de la commune serait inéluctable.
Une situation similaire prévaut à Villenave-Près-Marsaq, où la disparition d'une si belle appellation serait regrettable. La difficulté à attirer des suffrages met en évidence le défi auquel plusieurs petites communes font face.
Cependant, c'est le cas d'Aysac-Ost qui retient l'attention. À la date butoir du 15 mars, aucune liste n'ayant été présentée, le bureau de vote est resté clos, entraînant l'intervention du préfet. Mais trois mois après, a surgi une réaction inattendue : deux listes de candidats semblent se former. Ce sursaut d'engagement pourrait être le résultat d'une angoisse partagée parmi les 473 habitants de la commune.
En fait, l'idée de perdre leur collection historique et administrative de noms de lieux a incité ces citoyens à agir. Deux équipes de 11 personnes chacune représentent presque 5 % de la population active, un chiffre qui résonne fortement, rappelant qu'à Pau, cela équivaudrait à environ 4 000 individus.
Comme le souligne un politologue local interviewé par France 3, "il ne fait aucun doute que le spectre de la dissolution a catalysé un élan de responsabilité chez les citoyens. Cette mobilisation pourrait inaugurer un renouveau démocratique dans des territoires souvent oubliés". Ainsi, à Aysac-Ost, il se joue un drame politique : c'est rien ou tout.







