Les indicateurs économiques européens ont été dévoilés ce jeudi, et les résultats ne sont guère encourageants. Eurostat a confirmé la faiblesse du dynamisme économique : la zone euro a enregistré une croissance de seulement 0,1% au cours de ce premier trimestre, alors que les analystes anticipaient une hausse de 0,3%.
La France, avec son économie en berne, a particulièrement contribué à cette stagnation. En effet, le PIB français est resté figé sur les trois premiers mois de l’année, en raison d'une consommation intérieure jugée "atone" et d'une chute des exportations, en grande partie due aux résultats peu reluisants d'Airbus. Ces éléments ont été soulignés par l’INSEE, qui note que cette stagnation n’est pas seulement le résultat du conflit au Moyen-Orient mais aussi de problèmes structurels internes.
Les autres grandes économies de la zone euro affichent des signes de meilleure santé. L'Allemagne, par exemple, présente une croissance de 0,3%, portée principalement par la consommation des ménages et un léger regain des exportations. Toutefois, la menace d'un ralentissement lié aux troubles au Moyen-Orient pèse également sur ses perspectives économiques. Le gouvernement allemand a d’ailleurs revu à la baisse ses prévisions de croissance pour 2026, la faisant passer de 1% à seulement 0,5%.
L'Espagne, seule lumière au milieu des nuages
De son côté, l’Italie est également touchée par le ralentissement, n'atteignant qu'une hausse de 0,2% de son PIB, et révisant ses prévisions de croissance pour 2026 en l'abaissant à 0,6%.
À l'inverse, l'Espagne semble se démarquer dans ce tableau sombre, revendiquant une "croissance solide" de 0,6%. Bien que ce chiffre soit inférieur au 0,8% enregistré en fin 2025, il reflète un dynamisme encourageant en comparaison des autres pays voisins. La Banque d'Espagne maintient ses prévisions optimistes, prévoyant une croissance de 2,3% pour 2026, bien supérieure aux 0,9% attendus pour l'ensemble de la zone euro.
Parallèlement, la situation de l'inflation dans la zone euro s'est aggravée, grimpant à 3% en avril, dépassant les 2,6% enregistrés le mois précédent. Eurostat indique que cette poussée est également due aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient, ayant entraîné une hausse significative des prix de l'énergie.







