Lors de cette annonce, le Parti socialiste (PS) a présenté son projet destiné à établir les fondations du socialisme moderne, centré sur la notion de liberté. Ce texte, qui doit encore être ajusté par les membres du parti, a été produit sous la houlette de Chloé Ridel, étroite collaboratrice du Premier secrétaire Olivier Faure.
Ce document de 144 pages a pour objectif de décliner les valeurs socialistes jusqu'à l'élection présidentielle de 2027 et au-delà. Ridel a évoqué l'importance d'un ancrage durable du PS dans une société en pleine mutation.
Le projet part d'un constat : le modèle de la social-démocratie, bien qu'ayant permis d'importants progrès sociaux, doit être réinventé pour prendre en compte les défis contemporains, notamment les limites écologiques et les inégalités persistantes entre les sexes et les origines, comme l'a rapporté le quotidien Libération.
Tous les courants du PS ont collaboré à la rédaction de ce texte, mais des voix se sont élevées, notamment au sein du bureau national, pour critiquer le fait qu'il ait été rendu public avant que les militants aient pu formuler leurs avis.
L'idée centrale autour de la liberté vise à reconquérir ce concept, jugé déformé par la droite et l'extrême droite. "Nous voulons ramener la liberté à la gauche", a affirmé Ridel lors de la conférence de presse.
Réconcilier les Français autour d'un projet commun
Le PS s'affirme également contre les divisions liées aux discours de Jean-Luc Mélenchon, proposant plutôt une vision d'unité et de justice pour tous. Ridel souligne que le parti aspire à "réconcilier les Français" au travers de politiques antifascistes et de réformes sociales.
Parmi les propositions phares, l'augmentation du Smic à 1.690 euros net et l'institution d'une « taxe Zucman » de 2 % sur les patrimoines supérieurs à 100 millions d'euros figurent au programme. Le PS propose également un impôt sur les successions dépassant les 200.000 euros.
Le texte prévoit d'abroger la réforme des retraites de Borne et de préserver le système de retraites par répartition, en fixant la durée de cotisation à 43 annuités et en ramenant l'âge légal de départ à 62 ans, comme mentionné dans une analyse de France Info.
Ce projet ambitieux appelle à la mobilisation des militants, qui disposeront de six semaines pour faire des ajouts avant un vote crucial prévu pour cet été.







