Le président de la République a organisé un Conseil des ministres exceptionnel à Montluçon ce mercredi, à l'occasion d'une visite sur le site de la mine de lithium d'Imerys. Ce projet est l'un des 150 'grands projets stratégiques', un axe clé pour la réindustrialisation de la France, notamment pour la production de batteries pour véhicules électriques, avec un objectif de 700.000 unités par an d'ici 2030.
En ce contexte international incertain, plusieurs mesures ont été annoncées pour dynamiser les investissements dans ces projets, qui promettent un total d'investissements de 71 milliards d'euros dans 63 départements, touchant divers secteurs tels que l'agroalimentaire, la santé et la défense. Le chef de l'État a souligné l'importance de l'épargne privée européenne pour compenser l'investissement insuffisant des Européens par rapport aux États-Unis.
'Il est crucial de conserver notre capital productif et de ne pas pénaliser les entreprises qui se développent en France,' a déclaré Emmanuel Macron lors de son discours.
Simplifier et accélérer
Macron a évoqué la 'méthode Notre-Dame-de-Paris', une approche qui combine clarté de commandement et respect de délais stricts, afin de soutenir ces projets. L'État va aussi favoriser la mise à disposition foncière via les 'sites industriels clé en main', permettant aux PME et ETI de se faire une place dans cette dynamique.
'Ces terrains seront visibles pour les industriels, et nous ciblons également de plus petits espaces', a précisé un communiqué de l'Élysée.
Environnement et dérogations
Concernant les normes environnementales, le gouvernement souhaite aller plus loin que la loi Industrie Verte de 2023 qui a déjà réduit les délais d'approbation des dossiers. Une nouvelle feuille de route, introduisant des dérogations pour les espèces protégées, visera à harmoniser protection de la biodiversité et nécessité de projets industriels.
'Notre but est de rétablir le bon sens tout en préservant l'environnement', a affirmé le président.
Des mesures supplémentaires seront mises en place d'ici 2026, visant à simplifier les procédures d'autorisation et à renforcer le rôle traditionnel des préfets dans le processus décisionnel. Le projet d'Imerys d'extraction de lithium, avec une capacité prévue de 34.000 tonnes par an, illustre cette volonté de réindustrialisation, malgré la nécessité de nouvelles autorisations pour avancer.
Imerys veut extraire du lithium en France pour les véhicules électriques
Le projet d'Imerys s'inscrit dans un contexte où le marché des véhicules électriques est encore en développement. L'entreprise a déjà reçu des fonds publics pour soutenir son investissement crucial et attend des autorisations clés pour l'exploitation.







