Invité de la matinale de RTL, le 22 avril 2026, le président du groupe Ensemble pour la République, Gabriel Attal, met en avant les « échecs » d’Emmanuel Macron, pointant la dissolution de l’Assemblée nationale comme un facteur déterminant dans l’évolution politique actuelle.
Dix-huit mois après son départ de Matignon, Gabriel Attal s’emploie à se positionner pour la présidentielle de 2027, tout en maintenant une distance avec le président actuel. Sur RTL, il a fait part de son désaccord vis-à-vis de la gestion d'Emmanuel Macron, attribuant à la dissolution de l'assemblée, intervenue le 9 juin 2024, une part significative des troubles politiques actuels.
Blocages et instabilités
« Il y a eu un avant et un après […] en raison de ce que cette dissolution a entraîné pour notre pays », a-t-il déclaré, confiant avoir mal vécu cette décision prise à la suite des élections européennes. Gabriel Attal a exprimé que, plus que la perte de son poste à Matignon, c'est l'origine des « blocages » et « instabilités » qui s’ensuivent qu'il a du mal à digérer. Il a mis en avant l’« incapacité du gouvernement à agir et à instaurer des réformes au bénéfice des Français » comme conséquence directe de cette période tumultueuse.
En tant que potentiel candidat à la présidentielle, Attal souhaite peut-être anticiper les difficultés que traverse actuellement le gouvernement.
Réflexion sur les gouvernements passés
Actuellement en pleine promotion de son livre "En homme libre" (L’Observatoire), Gabriel Attal évoque son parcours politique depuis 2017 au sein des « gouvernements successifs » d’Emmanuel Macron. "J’assume pleinement chaque décision prise à l’époque", confie-t-il, en se remémorant le rassemblement de personnalités politiques des différents bords. Cependant, et malgré des convergences sur certaines questions, il précise ne pas vouloir être assimilé à Macron, qu'il juge responsable de "la concentration des pouvoirs", un reproche largement partagé par nombre d’analystes, selon des spécialistes des médias français.
Dans un contexte politique incertain, la voix de Gabriel Attal pourrait se renforcer à mesure qu'il s'éloigne de l'ombre de Macron, aspirant à dessiner une nouvelle voie.







