À l'approche de l'élection, le retrait de Robert Vila a redessiné les contours politiques de Perpignan Méditerranée Métropole. Alors que la droite, tiraillée par ses divisions internes, a décidé de ne pas présenter de candidat, Louis Aliot s'affiche comme le grand favori pour la présidence.
Ce revirement a surpris les observateurs, car, à peine un mois auparavant, Robert Vila, maire de Saint-Estève, jurait de sa candidature. Mais les circonstances ont changé : une majorité inexistante, des divisions au sein de son camp, et un soutien érodé l'ont conduit à abandonner la course. Vila a admis, comme l'évoque France 3, que la recherche d'une union des droites était impérative.
« Louis Aliot est le mieux placé pour être élu président, il est le plus proche de la majorité, c'est le verdict des urnes », a déclaré un élu sous couvert d'anonymat. Le vote, programmé pour samedi matin, semble désormais sans surprise, renforçant la position d'Aliot.
Un revirement stratégique
Le changement de position de Vila s'est accompagné d'un rapprochement avec Louis Aliot. Les deux hommes ont discuté et se sont rendu compte qu'il existait peu de désaccords. Ce rapprochement change la dynamique politique : Vila souhaite désormais devenir vice-président de l’agglomération.
Une voie désormais dégagée
Pour Aliot, le tableau est beaucoup plus clair. Les municipales avaient laissé son camp, malgré ses victoires à Perpignan et aux alentours, dans une position fragile avec seulement 36 sièges, qui ne suffisaient pas pour obtenir la majorité requise de 45. Mais maintenant, la situation a évolué. Avec une droite éclatée, aucun candidat républicain ne semble en mesure de se présenter, laissant ainsi le champ libre à Aliot.
Une stratégie patiente et assumée
Élu maire de Perpignan en 2020, Louis Aliot n'avait pas réussi à conquérir l’agglo, mais cette fois-ci, sa stratégie est plus fine. Il a évité de se positionner contre certains maires de droite et a opté pour le dialogue plutôt que la confrontation, affirmant que « les électeurs veulent que les gens se parlent ».
Une recomposition politique en marche
Pour Dominique Sistach, professeur de droit public à l’université de Perpignan, cette dynamique témoigne d'un changement plus large : « Louis Aliot parvient à unir l'électorat d'extrême droite avec des éléments plus modérés de la droite. » Il ajoute que les ambitions politiques d'Aliot ne s'arrêtent pas là, ciblant le conseil départemental dès 2028.







