Le jeudi 9 avril, une coalition de syndicats, incluant la CFDT, la CGT et la FSU, s'est mobilisée sur la place Pey-Berland à Bordeaux pour protester contre une nouvelle proposition de loi qui sera examinée le lendemain à l'Assemblée nationale. Cette loi vise à autoriser certains salariés, notamment dans les secteurs tels que la boulangerie ou la fleuristerie, à travailler le 1er mai, journée emblématique de la fête du Travail.
Les syndicats sont en émoi. Céline Gassin, représentante de la CFDT, déclare : "Ce projet constitue une première brèche. Si cela passe, il ne faudra pas s’étonner que d’autres secteurs soient visés à leur tour. C’est inacceptable !" Stéphane Obé, secrétaire départemental de la CGT, ajoute : "Les priorités sont ailleurs, doit-on vraiment ouvrir ce débat en ce moment ? Nous demandons un blocage des prix de l’énergie, c’est ce dont on a besoin aujourd'hui." Selon une étude de Sud Ouest, près de 74 % des Français se disent favorables à cette mesure uniquement pour les salariés volontaires, mais le spectre d'une remise en cause de la fête du Travail reste préoccupant.
Les syndicalistes appellent donc tous les travailleurs à participer massivement à la manifestation prévues le 1er mai, qui partira de la place République à 10 heures, pour se diriger vers la place de la Victoire. Marie Dupont, une locale et membre active du mouvement, fait écho à ces sentiments : "Travailler le 1er mai hebdomadairement irait à l’encontre des luttes du passé, il est important de ne pas perdre de vue nos acquis." La mobilisation se renforce, et les syndicats espèrent faire entendre leur voix sous un ciel bordelais ensoleillé.







