Lors de son intervention télévisée, Emmanuel Macron a annoncé que sa réforme des retraites entraînerait une augmentation de pension pour près de 2 millions de retraités d'ici la fin de l'année. Êtes-vous concernés ?
Cet argument clé de la réforme soulève des questions. Selon le chef de l'État, environ 1,8 million de retraités bénéficieront d'une revalorisation de leur retraite, avec une augmentation moyenne de 600 euros par an.
Les conditions d'éligibilité au minimum contributif majoré
Les retraités concernés sont ceux éligibles au minimum contributif majoré (mico). Ce mécanisme permet d'augmenter les petites pensions de base, à condition que le cumul de la pension de base et complémentaire ne dépasse pas 1309,75 euros brut par mois.
- Pour avoir droit au mico majoré, il faut :
- Avoir liquidé sa retraite à taux plein.
- Avoir cotisé au moins 30 ans, soit 120 trimestres.
Les pensionnés remplissant ces critères bénéficieront d'une augmentation de 100 euros mensuels, calculée proportionnellement au nombre de trimestres cotisés. Par exemple, si vous êtes né en 1960 et avez validé 150 trimestres sur 167, votre augmentation sera de 89,82 euros brut par mois.
Les actuels retraités au minimum contributif bénéficieront d'une hausse variant de 70 à 100 euros. Cependant, si le montant total dépasse 1309,75 euros, la pension sera plafonnée.
Le nombre de retraités concernés
Le gouvernement évoque également 900 000 retraités qui bénéficieront de cette revalorisation.
- Certains de ces retraités n'avaient auparavant pas accès au minimum contributif, mais pourront en bénéficier grâce à la hausse prévue du seuil à 848 euros.
- D'autres remplissent les conditions du mico majoré, mais n'ont pas eu accès à cette option lors de leur retraite en raison de l'absence de rétroactivité.
La reconstitution des carrières pour ces cas pourrait prendre jusqu'à un an, étant donné les défis de la numérisation des données antérieures.
Calendrier de mise en œuvre
Le gouvernement prévoit de passer cette mesure par décret, avec une mise en œuvre envisagée pour septembre. Bien que la revalorisation soit attendue pour l'automne, la possibilité d'un retard dans l'application des mesures reste envisageable, entraînant éventuellement des ajustements à posteriori.







