L’opération militaire américaine, surnommée Epic Fury, laisse derrière elle une facture éblouissante. D'après le Center for Strategic and International Studies (CSIS), le coût de ces interventions pourrait s'élever entre 34 et 42 milliards de dollars. Une somme considérable qui soulève des interrogations sur l'avenir financier du pays.
Une semaine après la signature d’un protocole d’accord définissant les contours d’un futur texte final, les dialogues entre l’Iran et les États-Unis se poursuivent. Bien que les frappes aient cessé, c'est une autre bataille qui débute : celle de la gestion budgétaire. À la suite d’une analyse du CSIS, il est clair que cette opération met à mal le budget de la défense américaine, voire la stabilité économique.
Des coûts exorbitants dès les premiers jours
Les dépenses liées à cette guerre se sont intensifiées dès les premiers jours. Le CSIS, dans une analyse de mars, avançait déjà que la guerre avait englouti 16,5 milliards de dollars après seulement douze jours de combats. Cette estimation, bâtie sur les dépenses révélées par le Pentagone, esquisse un premier tableau de l'ampleur financière du conflit, avant même d’anticiper les coûts de réapprovisionnement et les implications à long terme.
Selon le Washington Post, plus de 2.000 missiles de précision ont été lancés durant les premiers jours de la campagne, totalisant environ 5,6 milliards de dollars de munitions. Les missiles de croisière Tomahawk, ainsi que d’autres systèmes d’armement avancés, ont été mobilisés, ce qui complique davantage la facturation future. Le rétablissement des stocks de ces équipements constitue désormais une préoccupation majeure pour le Pentagone, et les experts avertissent des répercussions économiques que cela pourrait engendrer à long terme.







