Le président Emmanuel Macron et la première ministre italienne Giorgia Meloni se retrouveront à Antibes (Alpes-Maritimes) jeudi 25 juin pour le 36e sommet franco-italien, avec huit ministres de chaque gouvernement présents.
Ce jeudi 25 juin 2026 marquera le premier sommet entre Emmanuel Macron et Giorgia Meloni, une rencontre essentielle pour réaffirmer les bases de la relation franco-italienne. L’Élysée souligne que cet événement vise à « revenir à la réalité concrète des fondamentaux de la relation franco-italienne ».
Il s’agit d’abord de démontrer l’harmonie entre les deux dirigeants, malgré des tensions récentes concernant divers dossiers, comme le rapportent plusieurs médias, dont La Nouvelle République. L’Élysée précise que « le sujet n’est pas de commenter la relation, mais de travailler à l’approfondir ».
Le sommet vise également à renforcer la coopération entre partenaires européens. « La situation de l’Union européenne aujourd’hui exige de faire front commun, que ce soit avec la Chine ou les États-Unis, sur les grands déséquilibres macroéconomiques », poursuit l’Élysée.
Ce sommet a été décidé lors de la visite de Macron en Italie en juin 2025. Au-delà des discussions entre les deux dirigeants, un forum d’affaires franco-italien sera également organisé au Cannet, sur la Côte d’Azur, avec une visite de Thalès Alenia Space à Cannes. Les ministres des affaires étrangères, de la défense, de l’économie, de l’énergie, entre autres, participeront à cette réunion.
Défense et énergies renouvelables : des accords à la clé
Comme l’indique l’Élysée, « une série d’accords seront signés à l’occasion de ce sommet », en particulier dans le domaine de la défense, notamment concernant la lutte antiaérienne. Un exemple de cette coopération est le système SAMP/T NG, qui fait l’objet d’une coproduction franco-italienne. Une feuille de route bilatérale sur la défense sera également établie, valable de 2026 à 2031.
Les discussions aborderont également le secteur de l’énergie, avec un intérêt particulier pour le nucléaire civil, notamment pour les petits réacteurs modulaires, dans le cadre du projet Nuward. L’Italie, à l’instar de la France, souhaite relancer cette filière qui avait été abandonnée après l’accident de Tchernobyl.







