Souleiman Mogouchkov, un jeune homme de 19 ans, a récemment été libéré du centre de rétention administrative du Mesnil-Amelot, où il était détenu en raison de sa complicité présumée dans l'attentat tragique de son frère Mohammed, qui a eu lieu à Arras le 13 octobre 2023. Sa libération, survenue jeudi dernier, a mis fin à une situation qui semblait pour le moins difficile, tant pour lui que pour son entourage.
La justice a décidé de le placer sous contrôle judiciaire strict. Cela inclut une assignation à résidence avec bracelet électronique et un suivi particulier avec le programme Pairs, basé à Lyon. Ce dernier vise un accompagnement intensif pour des jeunes concernés par des problématiques de radicalisation.
Le programme Pairs prévoit entre 11 et 20 heures de suivi par semaine, incluant des séances avec des médiateurs spécialisés dans le fait religieux, ainsi qu’un psychologue et un conseiller en insertion professionnelle. Une solution d’hébergement a également été mise en place pour faciliter son intégration. Selon Le Monde, des experts en réinsertion saluent cette approche qui favorise une réhabilitation sur le long terme.
Un procès en attente
En effet, à sa sortie de détention, Souleiman Mogouchkov a été interpellé par la police alors qu'il se rendait à une audience dans la région lyonnaise. Ce contrôle, assorti de restrictions concernant ses déplacements, n’implique pas pour autant une liberté totale. Cela soulève des questions quant à son avenir, son procès étant prévu pour fin 2027.
Ce parcours de suivi pourrait bien s'avérer décisif pour un jeune dont l'histoire est marquée par des événements tragiques. La nécessité d'un cadre structuré et d'un accompagnement adapté est plus que jamais soulignée par les spécialistes en soin psychosocial, qui espèrent ainsi éviter d’autres dérives.







