Depuis l'annonce d'une épidémie d'Ebola le 15 mai, plus de 1 000 cas suspects et 246 décès ont été rapportés en République démocratique du Congo (RDC). Face à cette situation préoccupante, la Première ministre italienne, Giorgia Meloni, plaide pour un renforcement urgent de la surveillance aux frontières au niveau européen.
Meloni a écrit à Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, ainsi qu'aux dirigeants européens, pour proposer que la gestion des frontières soit un sujet clé lors du prochain Conseil européen, prévu les 18 et 19 juin. Dans son communiqué, elle souligne : "L'Italie considère que la situation épidémiologique en Afrique centrale, notamment à cause de l'Ebola, nécessite une attention particulière".
Elle insiste sur l'importance d'établir des règles communes pour surveiller efficacement les arrivées en provenance des zones touchées par le virus. Son objectif est de renforcer la coordination entre les États membres tout en respectant leur souveraineté nationale en matière de santé publique.
Plus de 1000 cas suspects et 246 décès en RDC
En parallèle, Meloni appelle à une visioconférence des ministres de la Santé de l'UE "dès la semaine prochaine" afin de discuter des mesures à adopter. La situation reste préoccupante, avec des autorités sanitaires signalant plus de 1 000 cas suspects et 246 décès en RDC, et également sept infections confirmées, dont une mortelle, en Ouganda voisin.
Pour sa part, l'Italie a déjà mis en place "une surveillance ciblée et des protocoles de contrôle pour les voyageurs revenant des zones affectées". De plus, une équipe d'experts de l'Institut Spallanzani de Rome, un centre de référence en maladies infectieuses, se rendra ce week-end à Kinshasa pour apporter un soutien technique et fournir des médicaments, comme l’a rapporté Le Monde.







