La Gironde est en proie à une série tragique de noyades, avec quatre victimes en moins d'une semaine, principalement dues aux courants de baïne. La préfète Sophie Brocas a récemment convoqué les maires du littoral pour discuter de solutions visant à améliorer la sécurité des baigneurs. Dans ce contexte, l’idée de rendre payants les parkings côtiers a émergé à Lacanau, une décision qui pourrait être déterminante pour financer la présence des maîtres-nageurs sauveteurs (MNS).
Laurent Peyrondet, maire de Lacanau et président du Sivu33, a alerté sur l'inadéquation du dispositif de surveillance actuel, conçu dans les années 1960. Ce constat est renforcé par une affluence record sur les plages, atteignant parfois jusqu'à 150 000 personnes par jour durant les pics de chaleur. "Cette fréquentation est supérieure à celle d'un 15 août", a-t-il déclaré, précisant que les postes de secours ne sont souvent pas disponibles à des moments critiques.
En période de canicule, la sécurité des baigneurs devient une priorité. Actuellement, la surveillance des plages représente un coût annuel d'environ 1,1 million d'euros pour les communes. Pour répondre aux besoins croissants, un surcoût de 20% est envisagé, ce qui pose problème pour certaines collectivités, comme Le Porge, qui ne bénéficient presque pas de recettes touristiques.
"Je n’hésiterai pas à faire payer l'accès aux parkings, à hauteur de 3 euros par jour, pour financer la sécurité des plages", a mis en garde Peyrondet.
Cette initiative a reçu un écho favorable de la part de la préfecture, soulignant la nécessité d’une mobilisation collective pour renforcer la prévention des risques de noyade. Actuellement, la Gironde dispose de 38 CRS affectés à la surveillance, mais ce nombre est jugé insuffisant face à l’affluence sur les plages. Les élus locaux et experts s'accordent à dire que des mesures plus adaptées sont urgentes.
Alors que la saison estivale approche, la mise en œuvre de ces nouvelles mesures pourrait s'avérer cruciale pour prévenir d'autres tragédies sur les plages de Gironde. Les discussions entre les élus et les autorités locales se poursuivent pour élaborer un dispositif adapté aux enjeux de sécurité soulevés par cette afflux massif de baigneurs.







