La récente détection d'un cas d'hantavirus en France a ravivé des souvenirs préoccupants liés à la pandémie de Covid-19. Ce fait d'actualité a incité l'infectiologue Karine Lacombe à répondre aux questions des auditeurs de RTL, apportant des éclaircissements rassurants.
Un premier cas positif a été identifié le 11 mai, entraînant un renforcement des règles d'isolement. La patiente, originaire d'Amérique du Sud, se trouve actuellement en service de réanimation, mais son état est stable.
Dans un climat de tensions et de spéculations, divers spécialistes soulignent qu'il est fondamental de rester serein. Malgré les similitudes, il est crucial de noter que, comme l'a précisé la Dr Lacombe, "ce virus a une histoire bien documentée et il n'est pas comparable au Covid-19".
Est-ce qu'on est dans le même contexte qu'au début du Covid-19 ?
Karine Lacombe a rassuré l'auditoire en affirmant : "Le contexte est complètement différent par rapport à celui du Covid-19". Elle rappelle que cette souche virale est présente en Amérique du Sud depuis longtemps, sans jamais provoquer d'épidémie importante. Les chercheurs et les professionnels de santé, ayant acquis de l'expérience durant la crise du Covid-19, ont su adopter une approche plus coordonnée cette fois-ci, rendant les informations plus transparentes.
Comment attrape-t-on le virus ?
La transmission de l'hantavirus se produit principalement par contact avec les fluides corporels d'une personne malade. Karine Lacombe a spécifié : "On ne l'attrape pas en se promenant dans la rue, c'est très différent du SARS-CoV-2, qui est un virus respiratoire".
Elle souligne que l'épidémie argentine a révélé que les cas se produisent principalement lors de contacts étroits dans des espaces confinés avec des personnes malades.
Sommes-nous contagieux avant d'avoir des symptômes ?
D'après les études sur les épidémies passées, la transmission est maximale après l'apparition des symptômes. Cependant, aucune preuve ne garantit que les personnes sont infectieuses avant d’être symptomatiques, ce qui pourrait représenter une opportunité de recherche pour la communauté scientifique, selon Lacombe.
Taux de mortalité ou de létalité : quelles différences ?
Malgré ses inquiétudes vis-à-vis de la santé des individus exposés, la chercheuse n'attend pas de pandémie mondiale. Cependant, un taux de létalité pouvant atteindre 40 % demeure préoccupant. La distinction entre taux de létalité et taux de mortalité est cruciale pour bien comprendre l'impact de ce virus.
Tests et traitements en France : où en est-on ?
Les tests sont actuellement réalisés uniquement dans les hôpitaux, tandis qu'il n'existe pas de traitements curatifs ni de vaccins. Karine Lacombe note que des traitements symptomatiques sont disponibles, mais aucune solution préventive ne l'est actuellement.
Faut-il réintroduire les gestes barrières ?
Suite aux enseignements du Covid-19, les gestes barrières tels que le lavage des mains et le port du masque font partie des habitudes de vie actuelles. Toutefois, Karine Lacombe a affirmé qu'"aucune raison justifiant la réintroduction de ces gestes n’est nécessaire" puisque le virus ne circule pas dans la communauté.
Des experts continuent de suivre la situation de près pour garantir la santé publique en cette période d'incertitude. La vigilance et l'information restent les meilleures armes face à cette nouvelle menace.







